Les orientations de la future Union des marchés de capitaux
Dans un livre vert sur le projet d’Union des marchés de capitaux dévoilé le 18 février, le Commissaire européen aux services financiers Jonathan Hill ne fait que poser quelques grands principes. Il s’agit notamment d’«assurer une plus grande diversification du financement et réduire le coût des levées de capitaux», ou encore de lancer une consultation sur la directive prospectus, pour simplifier les contraintes administratives qui pèsent sur les entreprises souhaitant lever des fonds.
Afin de développer le financement aux PME chez les acteurs non bancaires, la Commission va aussi engager des travaux sur les informations disponibles pour apprécier le risque de crédit. En matière de titrisation, au-delà des réflexions engagées par les régulateurs financiers, Bruxelles se penchera sur la standardisation des titres de haute qualité. Le développement des titrisations de créances aux PME est aussi l’un des objectifs. Enfin, la Commission va chercher à faciliter l’adoption par les investisseurs, par exemple la BEI, du nouveau format créé l’an dernier, les fonds européens d’investissement à long terme (FEILT).
Jonathan Hill dresse aussi la longue liste des obstacles à l’union: droit des titres et des faillites différents selon les pays, absence d’harmonisation fiscale, investissement en infrastructures pénalisé par les réglementations financières, etc. Un travail de titan qui rend illusoire la mise en oeuvre d’une union des marchés de capitaux dès 2019.
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030. -
Les lunettes connectées continuent à porter la croissance d'EssilorLuxottica
Le géant de l'optique affiche une hausse de ses revenus supérieure à 10% pour le troisième trimestre de suite. Les dirigeants confirment leurs objectifs. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
Les échanges sur les marchés actions européens battent des records
L’activité des marchés boursiers européens au premier trimestre a atteint un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers en 2018.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027