Ces fonds d’investissement immobiliers de droit français montrent une relative diversification, sept ans après leur création, selon l’AFG et l’Aspim.
Publié le
Antoine Landrot
Sept ans après le lancement des premiers organismes de placement collectif en immobilier (OPCI), l’Association française de gestion financière (AFG) et celle des sociétés de placement immobilier (Aspim) ont publié leur première étude sur ces fonds de droit français.
Les deux institutions soulignent la maturité atteinte par les OPCI destinés aux investisseurs qualifiés. Les actifs bruts en 2013 ont progressé de 19% par rapport à 2012, à 33,4 milliards d’euros, dépassant l’encours des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier, moins liquides). Mais au-delà, ce segment se caractérise par une diversité plus ou moins marquée selon les critères. Logiquement, Paris et l’Ile-de-France dominent largement les OPCI professionnels en valeur, puisqu’ils représentent 70,6% des encours, mais la province rééquilibre la situation en terme de surface (53%). «Cette part des actifs immobiliers ‘classiques’ est moins prépondérante que dans le cas des SCPI», où elle pesait 84% fin 2012, précise l’étude. En valeur, les bureaux demeurent majoritaires (52%), devant les commerces (21,6%), les locaux d’activité (9%) et l’hôtellerie/tourisme (7,7%). Mais les locaux d’activité représentent la majorité des surfaces (37,5%), devant les bureaux (22%), talonnés par les commerces (21,2%).
Les investisseurs restent majoritairement français, mais à 35%, les étrangers manifestent un certain intérêt pour les OPCI. En terme de typologie, ces organismes restent encore une affaire d’investisseurs institutionnels. Toutefois, «la répartition démontre déjà une certaine diversité au sein des «investisseurs longs», relève l'étude, pour qui «l’OPCI se situe au cœur de la question du financement des retraites en France et en Europe».
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