Les offres de rachat entraînent la dette hybride dans un nouvel élan
Le pire semble être passé pour la dette bancaire hybride qui avait pris de plein fouet la modification des pratiques de marché, tels que les non-remboursements par anticipation et le report des paiements de coupons.
En fort déclin depuis l’automne, les indices iBoxx mesurant la performance sur le marché cash, de ces actifs se sont redressés depuis mars, au moment où les banques ont commencé à lancer des offres de rachats (buy-back) et d’échange de titres (swap). Celles-ci ont été perçues par le marché comme des signes positifs, faisant même oublier la vague de dégradation des notations.
Courant mars, UBS a donné le ton en offrant de racheter de la dette lower tier two (LT2). Par la suite, Banco Sabadell a lancé un buy-back sur sa dette tier one (T1). Lloyds TSB a proposé aux détenteurs de titres upper tier two (UT2) de les échanger contre de la nouvelle dette senior. RBS en a fait de même pour ses dettes T1 et UT2.
Si ces offres constituent une opportunité pour se débarrasser de ces dettes fortement déprimées sur le marché, les résultats des offres montrent que certains porteurs commencent à jouer une réappréciation des prix. RBS a annoncé que 61 % des 23 milliards de dollars de titres ont été échangés. Pour l’offre de Lloyds portant sur un montant de 4,7 milliards de livres, le chiffre est ressorti à 66 %. Les titres échangés dans le cadre de l’offre de Banco Sabadell ont représenté 60 % des 250 millions d’euros de dette hybride concernée.
Surtout, les rachats de dette T1 risquent de devenir une mode. Car comme l’a indiqué RBS fin mars, ils « permettent de créer du capital tier one dans la structure de capital et de renforcer la qualité de la base du capital ».
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