«Les obligations convertibles offrent actuellement des avantages»
Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion à La Banque Postale Asset Management
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi : Pourquoi n’êtes-vous pas plus exposés aux actions ?
- Rachid Medjaoui : Malgré des valorisations globales moins attrayantes que ces dernières années, nous pensons que le potentiel de hausse n’est pas épuisé. Pour autant, nous avons profité du retour des marchés européens et américains sur leurs points hauts pour réduire nos expositions. Les interrogations sur les émergents, sur l’essoufflement de la croissance aux Etats-Unis au premier trimestre et enfin sur le dénouement de la crise ukrainienne expliquent cette moindre pondération. Ce choix est cependant tactique car nous pensons que ces trois facteurs de risques ne «dégénéreront» pas. S’agissant d’une allocation d’actifs pour un portefeuille équilibré, il nous a semblé plus efficient, en termes de couple performance/risque, d’accorder une exposition marquée aux obligations périphériques et privées. Même si les performances de ces classes d’actifs ont dépassé nos attentes, nous ne décelons pas encore d’éléments significatifs de fragilité.
- L’environnement est-il favorable aux convertibles européennes ?
- Au-delà de leurs intérêts classiques liés à leur convexité, les obligations convertibles offrent plusieurs avantages. Elles donnent accès à un univers de titres actions et obligataires qui devrait plus largement profiter de la thématique de retour de «l’Europe domestique» (part significative des petites et moyennes valeurs) et de maximisation du rendement (présence d’émetteurs à haut rendement). Elles devraient profiter de conditions d’émission favorables à l’investisseur en raison d’une préférence plus marquée attendue des sociétés pour ce type d’instrument de financement.
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