« Les obligations convertibles méritent une place plus importante dans les portefeuilles »
Joël Konop, responsable de la gestion diversifiée chez UFG-LFP
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi sous-pondérez-vous les actions ?
Joël Konop : Ce panorama actuel avec des mouvements hétérogènes au sein des même classes d’actifs illustre bien à quel point, depuis le début de l’année, les thématiques déficit budgétaire, dette publique, balance des paiements, épargne domestique, solidité du système bancaire… ont conditionné l’évolution des indices, à juste titre parfois mais aussi avec une certaine irrationalité. Notre sous-pondération en actions sous-entend bien évidement une prudence globale, même si dans l’environnement actuel tout n’est pas négatif, beaucoup d’éléments de défiance ayant déjà été intégrés. Les autres classes d’actifs, qui avaient plutôt bien résisté lors de la première phase de baisse, ont subi de plein fouet les flux vendeurs au profit du marché obligataire allemand qui a joué le rôle de valeur refuge, face à une recorrélation de l’ensemble de ces classes d’actifs. Notre sous-pondération actions tient aussi compte du risque global des portefeuilles qui a fortement augmenté et de notre volonté de préserver les performances depuis le début d’année.
Qu’attendez-vous pour allouer votre poche de cash vers d’autres actifs ?
La position de monétaire est une position d’attente mais il est vrai que certaines stratégies comme les obligations convertibles ont beaucoup souffert, souvent même plus que le marché actions, et méritent aujourd’hui d’avoir une place plus importante dans les portefeuilles. Nous avions, en avril, pris des profits sur des classes d’actifs qui avaient bien résisté: high yield, obligations convertibles euro, crédit corporate…Le temps est probablement venu de commencer à sélectionner avec soin certains supports qui ont trop baissé au regard des fondamentaux.
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