Les nouvelles règles de Bâle 3 auraient un effet modeste sur l’économie
Au lendemain de la publication du nouveau texte de Bâle 3 et de l’étude d’impact sur les banques, les régulateurs mondiaux ont dévoilé vendredi dernier dans un document les effets qu’auront ces règles sur l’économie en général. Le groupe de travail, créé par le Conseil de stabilité financière (CSF) et le Comité de Bâle sur la supervision bancaire, a calculé l’impact du passage du ratio de capitaux propres durs, de 5,7% en moyenne actuellement, au niveau cible de 7%, et ce sur la période de transition prévue par le texte.
Ainsi, l’augmentation des capitaux propres se traduira par une réduction maximum de 0,22% du produit intérieur brut (PIB) par rapport au scénario de base au 35e trimestre après la mise en place de la réglementation. En termes de croissance, le passage à la nouvelle réglementation diminuera de 0,03 point de pourcentage le taux de croissance annuel durant la période de transition. Une fois les nouvelles réglementations intégralement mises en place, elles seront plutôt favorables à la conjoncture puisqu’elles auront pour effet d’augmenter le taux de croissance annuel de 0,03 point de pourcentage par rapport au scénario de base.
Avec le soutien du FMI, le groupe de travail a également mesuré les effets de l’adaptation simultanée des banques aux nouveaux ratios à l’échelle internationale. Elle pèsera sur le PIB à hauteur de 0,17% à son maximum, au 35e trimestre, et pour 0,02 point de pourcentage sur le taux de croissance annuel pendant la période de transition.
Les effets seraient plus forts si les banques décident de prendre de l’avance sur les exigences réglementaires ou si elles se fixent des objectifs plus élevés que la réglementation ne l’exige, souligne le groupe de travail. Mais l’impact à venir pourrait être atténué, puisque les banques ont déjà commencé à renforcer leurs fonds propres. Par ailleurs, elles disposent de moyens pour améliorer leur ratio qui n’ont pas été intégrés dans le modèle du groupe de travail. Elles peuvent notamment réduire leurs coûts ou investir leur portefeuille dans des actifs moins risqués.
En août dernier, le groupe de travail avait déjà procédé à une estimation partielle des conséquences économiques de la nouvelle réglementation. Il avait alors déterminé qu’une augmentation de 25% de la détention d’actifs liquides aurait pour conséquence une diminution du PIB de 0,08% par rapport au scénario de base après quatre ans de transition.
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