Les notations des agences devront être centralisées par l’Esma en 2016
Le régulateur européen est chargé d'établir une plate-forme européenne permettant aux investisseurs de consulter toutes les notes des agences
Publié le
Solenn Poullennec
Les agences de notation de l’Union doivent se préparer à communiquer leurs notes à une plate-forme européenne censée faciliter l’information des investisseurs dès 2016. Le projet soulève certaines inquiétudes chez les agences.
La création d’un site qui centralise les notations est rendue obligatoire par la dernière régulation sur les agences de notation de 2013 (CRA3). Aux yeux des législateurs, cette plate-forme (European rating platform) doit donner plus facilement accès à toutes les notes disponibles pour un instrument financier donné afin de «permettre aux investisseurs d’étudier tous les avis existants avant de prendre leurs propres décisions d’investissement».
La plate-forme, qui doit être établie par l’autorité européenne de régulation des marchés financiers (Esma), est censée permettre «aux plus petites agences et aux nouvelles de gagner en visibilité». Les législateurs, qui sont nombreux à se méfier du modèle dominant dans lequel les émetteurs payent pour leur note, précisent que les notations facturées aux investisseurs n’auront pas à être publiées sur la plate-forme.
Fin juin, l’Esma a précisé quelques-uns des contours du projet en soumettant à l’approbation de la Commission des standards techniques. Si l’idée initiale était de rendre les notes accessibles au public dès juin 2015, le régulateur précise désormais que les agences devront lui transmettre leurs informations à partir de janvier 2016. Le lancement officiel de la plate-forme n’est pas encore connu.
Ce délai devrait soulager l’agence DBRS. Elle avait demandé plus de temps à l’Esma pour satisfaire aux nouvelles exigences en soulignant qu’elles supposaient du travail et des coûts supplémentaires. Les agences doivent déjà transmettre des informations sur les notes mais elles sont d’abord destinées au régulateur et sont transmises sur une base mensuelle. Les informations accessibles aux investisseurs devront en revanche être mises à jour quotidiennement.
Moody’s se soucie de son côté de l’accès aux données. Dans sa réponse à la dernière consultation de l’Esma, l’agence se disait «très préoccupée» d’avoir des garanties en matière de propriété intellectuelle. «Il est de la plus haute importance que le système en train d'être établi garantisse la confidentialité de certaines informations», soulignait de son côté l’association européenne des agences de notation (EACRA). Celle-ci regroupe des agences plus petites que S&P, Moody’s et Fitch.
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle