Les non-résidents n’enrayent pas la baisse des investissements immobiliers
Le ralentissement économique et la disparition d’avantages fiscaux ont pesé sur l’investissement de bureaux en Ile-de-France l’an dernier avec une baisse de 13% des montants investis par rapport à 2011 selon les données de Cushman & Wakefield. L’an dernier, ils ont atteint 11 milliards d’euros pour représenter environ 75% des 14,9 milliards engagés en France. «En dépit des financements qui restent plus contraints que par le passé, la liquidité existe sur tous les segments de marché» relativise Jones Lang LaSalle. «Les conditions de marché sont restées favorables aux acheteurs en fonds propres peu sensibles au resserrement du crédit du fait de leurs capacités d’investissement considérables», souligne Cushman & Wakefield.
Soucieux de diversifier leurs allocations, les grands institutionnels sont demeurés très actifs. L’année a aussi été marquée par la montée en puissance des investisseurs étrangers, essentiellement les fonds souverains qatari, norvégien ou chinois qui ont alimenté les plus grandes opérations. A l’origine de 19 transactions supérieures à 100 millions d’euros en 2012, les non-résidents pèsent désormais pour 43% des montants investis contre 38% l’année précédente. Malgré tout, le marché reste encore dominé par les investisseurs français principalement les assureurs, caisses de retraite et SCPI.
En dépit d’une conjoncture morose, les professionnels estiment que l’appétit des institutionnels et des fonds étrangers devrait soutenir le marché de l’investissement cette année. «Sous réserve du renouvellement de l’offre, le marché parisien devrait atteindre des niveaux d’activité comparables en 2013 soit de 10 à 11 milliards d’euros», estime Jones Lang LaSalle.
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