Les ministres des Finances de la zone euro se reverront bien lundi à Bruxelles. Mais à l’issue d’une réunion fleuve de plus de six heures qui n’a donné aucun résultat concret, pas même un communiqué, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem s’est bien gardé d’évoquer la possibilité d’un accord à si brève échéance. «Nous ne sommes pas allés dans une discussion détaillée, pas sur le contenu», a-t-il expliqué. Aucune des versions du communiqué qui devait être publié au terme de la discussion n’a pu recevoir l’assentiment du ministre grec Yanis Varoufakis.
«Tsipras ne l’a pas laissé signer», indiquait hier une source diplomatique. Le ministre grec a en revanche commencé par longuement exposer sa vision des changements à apporter, au point d’agacer les participants... Mais il n’a pas présenté de proposition écrite, ce qu’ont déploré plusieurs ministres.
La ligne commune des partenaires d’Athènes reste d’exiger d’Athènes l’achèvement de l’actuel programme avant de pouvoir bénéficier d’un nouveau soutien. «Soit on va au bout de ce programme, soit on n’a pas de programme», avait expliqué le ministre allemand Wolfgang Schäuble, à son arrivée.
Les partenaires européens de la Grèce sont prêts à discuter, pas à mettre sens dessus dessous l’architecture édifiée depuis 2010. L’idée, par exemple, de ne remplir que 70% des conditions attachées au programme en cours, et de définir les 30% restants sous l’égide de l’OCDE laisse de marbre Berlin. «Tout cela doit être concrétisé», a expliqué une source allemande avant la rencontre. Moyennant quoi les discussions ont essentiellement porté «sur la procédure», a indiqué une source diplomatique. Mais même l’idée d’organiser une négociation à distance d’ici à cette nouvelle rencontre, évoquée par le ministre allemand avant la réunion, a fait chou blanc.
La demande de contourner la Troïka en faisant appel à l’OCDE n’est pas envisageable «dans le cadre juridique actuel», pour Berlin. «Les trois institutions (de la Troïka: BCE, Commission et FMI) sont inscrites dans le système, elles figurent dans le traité et dans les statuts de l’EFSF et de l’ESM», rappelait une source allemande avant la réunion. Un cadre juridique dans lequel «l’OCDE n’entre pas».
«Le MoU est un document vivant», avait pourtant concédé une source allemande avant la réunion. «Certaines choses peuvent être repoussées ou changées mais toujours dans un cadre général. Il faut que cela soit en ligne avec le concept général». Michel Sapin avait, lui, appelé à «un dialogue vrai, confiant et compréhensif». Avant d’ajouter: «quelque chose doit changer».
La Grèce sera au menu des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Huit ce jeudi, avant une nouvelle rencontre de l’Eurogroupe le 16. Le nouveau Premier ministre Alexis Tsipras voudra porter le débat au niveau politique. Mais une source proche du président du Conseil européen Donald Tusk rappelait cette semaine que «la bonne enceinte de négociation du dossier grec reste l’Eurogroupe».
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l'IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
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