«Les multiples de valorisation nous incitent à la prudence à court terme»
- L’Agefi: Pourquoi restez-vous neutres sur les actions ?
- Alain Zeitouni: Nous sommes neutres sur les actions mais avons profité de la faiblesse de la volatilité en fin d’année pour mettre en place des protections à la baisse, notamment sur les marchés actions américains. En effet, les marchés actions ont connu une forte progression ces deux dernières années du fait de l’abondance de liquidités offerte par les banquiers centraux (Fed, BoE, BoJ, et même BCE) sur les marchés. La raréfaction des liquidités liée au changement de politique monétaire de la Fed, ainsi que des multiples de valorisation désormais de haut de cycle (notamment aux Etats-Unis) nous incitent à la prudence à court terme. Au sein des marchés actions, notre préférence va au Japon et à la zone euro.
- Les changements de politique monétaire de la BCE et/ou de la Fed influeront-elles sur votre allocation ?
- La réduction du biais accommodant de la Fed nous a incités à réduire notre exposition sur les marchés émergents et à concentrer nos investissements sur les marchés développés (le Japon plus particulièrement). En effet, certaines économies émergentes se trouvent déstabilisées face à des sorties massives de capitaux qui pèsent sur leur balance courante. Une intervention de la BCE afin d’encourager la distribution de crédit dans la zone euro (instauration d’un taux des dépôts négatifs par exemple) serait un catalyseur pour une accélération de la reprise dans la zone euro; cela constituerait de ce fait un pivot pour nous renforcer sur nos marchés domestiques (moins chers que les Etats-Unis, plus en retard dans leur cycle économique).
{"title":"","image":"80712»,"legend":"Panel Allocation»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable. -
Les marchés de capitaux s’orientent vers un millésime 2026 hors norme
Les Etats-Unis, alimentés par les cotations et des levées de fonds historiques dopées à la tech, dominent plus que jamais le marché mondial des capitaux qui progresse de 62 % à 610 milliards d’euros. En Europe, les IPO peinent à transformer l’essai. Les convertibles signent leur résurrection.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- La cotation de SpaceX bouscule la gestion passive
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français