Les MTF continuent de grapiller des parts de marché aux opérateurs historiques
Selon Equiduct Orange LFA, les plates-formes alternatives ont effectué 29,7 % des transactions boursières en Europe en août, contre 22,3 % en janvier
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Tân Le Quang
Les plates-formes alternatives de trading électronique (MTF) sont des sérieux concurrents pour les opérateurs historiques. Et pour preuve, Equiduct OrangeLFA, le service d’analyse de fragmentation de la liquidité d’Equiduct, révèle qu’en juillet, BATS, Chi-X et Turquoise détenaient ensemble 30,7 % de part de marché - sur la base des ordres de bourse réalisés en trading continu sur 828 valeurs paneuropéennes (voir graphe) - à comparer à 69,3 % pour Euronext, London Stock Exchange, Nasdaq OMX Europe et Xetra. La part des nouveaux entrants, qui s’est tassée à 29,7 % en août, s’établissait à 22,3 % en janvier sur une base de couverture plus réduite de 640 valeurs.
Si l’application de la Directive sur les marchés d’instruments financiers (MIF) a permis de favoriser la compétition, des progrès en termes de prix et de coût des transactions sont encore possibles du côté des MTF.
D’ailleurs, Equiduct OrangeLFA dresse, à travers des simulations se basant sur les carnets d’ordres historiques, un paysage tout autre dans l’hypothèse de la mise en place, par les acteurs du secteur, de stratégies de « meilleure exécution » de routage des ordres. Les MTF auraient ainsi vu leur part de marché en août toucher les 50,8 %. Celle de Turquoise aurait été de 21,1 %, soit une amélioration potentielle de 13,9 points de pourcentage (pp). BATS aurait amélioré la sienne de 4,5 pp à 8,7 %. Dans ce cas, le LSE et Euronext auraient perdu du terrain avec un recul de 11 pp et 8,5 pp dans l’ordre à 13,2 % et 19,8 %.
Toutefois, l’application de nouveaux tarifs en septembre de la part d’Euronext ou du LSE pourrait changer la donne.
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