Les micro-multinationales, ces PME tentées par l’aventure de la mondialisation
L’émergence de petites et moyennes entreprises tournées vers l’international bouscule le jeu des grandes firmes qui régnaient sur la globalisation, selon un rapport d’HSBC.
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Benjamin Poyet
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Le phénomène est nouveau : les petites et moyennes entreprises (PME), plutôt cantonnées sur leur marché domestique veulent désormais élargir leurs horizons. Un rapport de la banque HSBC observe cette nouvelle tendance et montre que, depuis 2013, près de 66% des revenus des «micro-multinationales» seraient générés dans des marchés étrangers.
A cet égard, les nouvelles technologies et les plateformes d’échanges sur Internet permettent à ces entreprises de s’ouvrir plus facilement à l’international. Les technologies de l’information permettent de baisser sensiblement les coûts, de diminuer l’incertitude, et de lever les barrières à l’entrée de marchés auparavant inaccessibles. chemin faisant, les PME peuvent se détourner partiellement de leur marché domestique (Europe, Etats-Unis) où la croissance est plus limité afin de se lancer dans des marchés émergents plus dynamiques.
Le changement de paradigme ne concerne pas que la taille des entreprises. Il porte aussi sur la façon dont les micro-multinationales s’insèrent dans la mondialisation. Il ne s’agit pas simplement de bénéficier de nouveaux marchés vers lesquels exporter, mais bien de se spécialiser dans des niches afin de s’intégrer dans les chaines de production internationales.
Si la souplesse des PME par rapport aux grands groupes constitue un atout, les difficultés sont nombreuses. Peu soutenues par les pouvoirs publics, elles doivent se montrer plus résilientes et développer des partenariats sur les nouveaux marchés. Parmi les défis qu’elles doivent surmonter figurent notamment l’exposition au risque de change, l’accompagnement financier et la gestion de leur trésorerie.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
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