Les ménages français recentrent leurs placements vers des actifs peu risqués
Echaudés par la crise financière et immobilière, les ménages arbitrent en faveur de placements moins risqués. C’est ce que révèle une étude publiée aujourd’hui par l’Insee qui constate un recentrage de l’épargne des ménages vers l’épargne-retraite ou l’assurance-vie, au détriment des plans d’épargne-logement (PEL) et des valeurs mobilières. Cette tendance se confirme également par la légère augmentation de la part de ménages propriétaires de leur résidence principale, à 58% de l’ensemble de la population.
Malgré un marché de l’immobilier en France qui a mieux résisté à la crise qu’au Royaume-Uni ou en Espagne, les produits d’épargne-logement sont ceux qui ont connu le plus net repli ces six dernières années. En effet, plus d’un ménage sur dix s’est détourné de l’épargne-logement depuis 2004. Ils ne sont ainsi plus que trois sur dix en 2010 à détenir ce type de produits dans leurs placements patrimoniaux, et seulement un sur quatre à détenir un PEL. En cause selon l’Insee, des changements législatifs moins favorables fiscalement.
Autre type d’investissement touché par la crise, les valeurs mobilières. En effet, un cinquième des ménages détiennent des valeurs mobilières en 2010, contre un quart en 2004: un repli qui concerne à la fois le compte-titres ordinaire et le Plan d’Épargne en Actions (PEA), qui recule pour la première fois depuis sa création en 1992. «La crise financière et la forte chute des indices boursiers qui s’en est suivie peuvent avoir incité des ménages à se retirer de ces produits risqués et à se replier sur des produits potentiellement moins rentables mais plus sûrs», note ainsi l’étude.
En revanche, de plus en plus de ménages détiennent de l’assurance-vie ou de l’assurance décès volontaire : 41,8% en possèdent au moins une en 2010, contre 35,3% en 2004. En 2010, 4% des ménages détiennent un PERP, ce qui porte à un peu plus de 12% la part de ménages détenant un produit d’épargne en vue de la retraite. De même, la part des ménages détenant un livret A ou Bleu a sensiblement progressé entre 2004 et 2010. Au-delà de l’effet conjoncturel et des caractéristiques propres de ces produits, le vieillissement de la population et la généralisation de la distribution du livret A au-delà de son réseau historique ont eu un effet positif sur la détention de ce type de produits peu risqués.
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