Les membres du « Panel allocation » affichent des politiques contrastées
La moitié des gestions conservent leur portefeuille inchangé, tandis que la plupart des autres s’allègent en actions au bénéfice du crédit
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Bruno de Roulhac
Après la baisse de 6 à 7% des marchés actions occidentaux le mois dernier, les membres du Panel allocation optent pour des stratégies différentes. Près de la moitié des gestions choisissent de ne pas changer de politique en ces temps troublés et conservent inchangée leur allocation. Un gros tiers (Allianz Global Investors, Credit Suisse, Robeco, Schroders, UFG-LFP) préfère même suivre le mouvement boursier en s’allégeant sur les actions, semblant ainsi anticiper une poursuite de ce mouvement baissier ou tout au moins une stabilisation. En revanche, Natixis AM, et surtout Dexia AM (passé d’une pondération de 25% à 46% en un mois !) se sont renforcés en actions. Signe que certaines gestions voient dans les niveaux actuels des indices actions un point d’entrée intéressant, sans pour autant anticiper un rapide rebond. Au global, le Panel Agefi affiche quasiment la même pondération en actions à 47% (+1 point). Un niveau qui s’explique également par l’arrivée d’un nouveau panéliste, Nordea, avec 50% d’actions dans son portefeuille type et actuel. Du fait d’une majorité d’allègement sur les actions, les gestions ne surpondèrent quasiment plus cette classe d’actifs.
Si les mouvements sur les obligations n’ont pas les ampleurs de ceux réalisés sur les actions, la moitié des participants se sont légèrement renforcés sur ces actifs. Trois (BNP Paribas, Dexia AM et Natixis AM) se sont allégés, et trois (Amundi, Credit Suisse, et ING IM) ont conservé leurs positions. Au global, les portefeuilles du Panel détiennent 41% d’obligations (+1 point), et commencent à sous-pondérer cette classe d’actifs.
Crainte de jours plus difficiles ou attente de positions plus rémunératrices, la poche de cash croît d’un petit point à 5%. Pourtant là encore les mouvements sont contrastés, avec trois tiers (abaissement, renforcement et statu quo). Désormais Credit Suisse affiche 17% de son portefeuille en monétaire, un niveau, il est vrai, conforme à son benchmark.
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