Les marchés plus anxieux que les sondages sur les risques d’un Brexit
Pour anticiper le risque de Brexit, il y a bien sûr les sondages d’opinion et il y a les marchés, les seconds se montrant nettement plus inquiets que les premiers.
Côté sondage, les oracles annoncent toujours plutôt un maintien dans l’Union.
Deux études sorties cette semaine donnent ses partisans au-dessus de 45%, avec 11 et 7 points d’écart selon les cas avec les opposants.
Mais les indécis demeurent nombreux, d’où une incertitude sur le résultat qui ne faiblit pas.
Les marchés, eux, sont plus pessimistes.
Depuis quelques jours, les indicateurs donnant une estimation du risque d’investir en sterling s’enflamment, jusqu’à redevenir presqu’aussi incandescents que lors de la crise financière.
Le plus spectaculaire est le coût des produits de couverture sur le cours de la devise britannique contre le dollar à 3 mois.
Il s‘affiche à un plus haut niveau depuis six ans, très supérieur à ses coups de fièvre lors du référendum écossais fin 2014.
Il y a certainement dans cette flambée des raisons techniques. Le cap des 90 derniers jours avant le vote a été passé la semaine dernière.
C’était donc le moment pour les professionnels craignant un Brexit de se couvrir à 3 mois contre le risque d’un décalage violent post scrutin de la parité, voire de déroute de la Livre.
Mais d’autres éléments moins économiques ont eu aussi leur influence.
Les divisions du parti conservateur au pouvoir d’abord, mais plus encore les tragiques événements de Bruxelles.
Ceux-ci ont remis au premier plan des débats les enjeux de sécurité nationale que les Britanniques sont appelés à trancher.
Après un court répit, la Live a d’ailleurs repris le chemin de la baisse pour se rapprocher de ses plus bas niveaux contre dollar.
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