Ils ont affiché des performances robustes au cours des 18 derniers mois, faisant nettement mieux que leurs grands frères émergents
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Aurore Wannesson-Raynaud, Schroders
Les marchés «frontières» semblent avoir la faveur des investisseurs. Ce compartiement, qui est aux marchés émergents ce que ces derniers sont aux marchés développés, se caractérise globalement par des marchés d’actions relativement peu développés au regard de la croissance économique. Ces pays conjuguent également une forte croissance démographique, des coûts du travail très faibles et un accès privilégié aux ressources naturelles. Si 60% de l’indice MSCI Frontier Markets sont localisés au Moyen Orient, l’énergie ne représente que 7% de l’indice. Ce dernier va d’ailleurs enregistrer le départ du Qatar et des Emirats Arabes Unis dans les prochains jours, migrant vers l’indice des pays émergents.
Ainsi, les marchés frontières représentent une bonne diversification géographique et sectorielle, avec des perspectives prometteuses, basées sur des fondamentaux économiques solides et la libéralisation des économies et des marchés financiers. Ils bénéficient aussi de façon croissante des investissements directs en provenance de Chine et d’Inde, alimentant ainsi le cercle vertueux de leur développement économique et financier.
De plus, le graphique ci-contre montre que lors du dernier épisode chaotique pour les pays émergents, les pays frontières ont montré une décorrelation intéressante, permettant aux investisseurs d’amortir la moindre performance des émergents. Ajoutez à cela des valorisations raisonnables, et les pays frontières apparaissent comme une diversification attrayante, toutefois moins liquides que leurs homologues émergents, et bien sûr développés. La discrimination au niveau des pays et titres de l’indice «Frontier Markets» reste de mise.
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