Les marchés de crédit pourraient connaître des jours meilleurs
Après la forte volatilité observée le mois dernier, les stratégistes s’attendent à une détente sur les spreads
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Violaine Le Gall
Les stratégistes crédit veulent croire à une évolution plus positive des indices en mars, après un mois de février pour le moins volatil. Les tensions sur la dette des pays périphériques de la zone euro, en particulier de la Grèce, se sont en effet propagées au marché du crédit.
Au total, l’iTraxx Europe, qui suit l’évolution du coût de la protection contre le risque de défaut des émetteurs corporates les plus traités, et l’iTraxx Crossover, sur les signatures sur les plus risquées, se sont modestement élargis en février. La séance de vendredi dernier a en effet permis de limiter leur écartement. L’iTraxx Europe s’est ainsi resserré de 4 points de base (pb) le dernier jour de la semaine dernière et l’iTraxx Crossover de plus de 10 pb.
Pour les stratégistes, cette détente pourrait annoncer un changement de tendance, et ce d’autant plus que le mouvement s’est poursuivi hier. Selon Puneet Sharma chez Barclays Capital, la faible réaction des indices de crédit à l’écartement de l’indice SovX sur les CDS souverains européens jeudi dernier signalerait que «les spreads sur le crédit deviendront plus imperméables à de nouvelles annonces négatives». Du moins à court terme, car, sur le long terme, les indices de dérivés de crédit pourraient souffrir de l’impact sur l’économie de la détérioration des finances publiques.
Sur le marché cash, les indices devraient aussi se resserrer prochainement. Pour les stratégistes de Société Générale, «si le marché primaire ne redémarre pas significativement dans les deux prochaines semaines, alors que la période de publication des résultats se termine», le marché secondaire pourrait en profiter. «Mars pourrait être le mois durant lequel les spreads se resserreront à nouveau de façon assez durable», ajoutent les stratégistes de la banque de la Défense.
Dans les semaines à venir, plusieurs événements pourraient permettre une amélioration du sentiment de marché à l’égard des pays périphériques, et par conséquent, faire renaître l’appétit pour le risque, notamment sur le crédit. D’après Barclays Capital, l’émission attendue de la Grèce à dix ans et la réunion de la Banque centrale européenne de jeudi font partie des éléments qui seront déterminants. D’autres facteurs pourraient soutenir le marché, notamment la demande de crédit corporate qui reste forte.
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