Les marchés actions retrouvent leurs moteurs de croissance fondamentaux
L’enquête annuelle de Fidelity auprès des entreprises suivies par ses analystes prévoit une reprise des investissements et une croissance des dividendes
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Olivier Pinaud
Lancée en pleine crise, l’enquête annuelle réalisée par les analystes actions et crédit de Fidelity auprès des 5.400 entreprises qu’ils couvrent n’avait jamais eu la possibilité de connaître ce type de résultats. «Notre quatrième étude marque un vrai changement d’état d’esprit des dirigeants des grandes entreprises. Ce n’est pas encore massif, mais la confiance est de retour», confie à L’Agefi Henk-Jan Rikkerink, le responsable de la recherche actions de Fidelity pour l’Europe, les Etats-Unis, l’Afrique-Moyen Orient et l’Amérique latine.
43% des équipes de direction interrogées se disent plus confiantes, contre 20% se déclarant plus inquiètes, indique l’enquête publiée aujourd’hui.
Ce regain d’optimisme se retrouve dans deux indicateurs clés selon Fidelity: les dividendes et l’investissement, deux éléments fondamentaux pour la hausse des marchés actions. Selon les analystes, 40% des entreprises sont prêtes à relever leur dividende et 54% prévoient de le maintenir, signe de «leur confiance dans la viabilité de leurs bénéfices», souligne Henk-Jan Rikkerink. Pour les investissements, 36% des entreprises suivies envisagent de les augmenter, et 43% sont prêtes à les maintenir. Le balancier serait donc en train de s’inverser, notamment en Europe, où «les investissements sont tombés ces trois dernières années à leurs plus bas niveaux historiques de 2003, autour de 5% du chiffre d’affaires contre une moyenne de long terme de 6,5%, et se portaient essentiellement sur des dépenses de maintenance».
Enclenchée par la progression attendue des résultats en 2014, la reprise des investissements devrait s’appuyer sur des structures de bilan jugées par les analystes de Fidelity bien meilleures aujourd’hui qu’il y a trois ans. Montée à près de 4,5 fois l’Ebitda en 2009, la dette nette des groupes européens est tombée à moins de 2,5 fois fin 2011 avant de remonter vers les 3 fois, pour s’aligner sur le levier des entreprises américaines, selon la société de gestion. Un mouvement qui pourrait se poursuivre estime Fidelity sous l’effet de la reprise attendue des fusions-acquisitions. «Les perspectives macroéconomiques mondiales restent limitées, les entreprises doivent donc aller chercher la croissance par des opérations», indique Henk-Jan Rikkerink. La moitié des sondés attendent avant tout des acquisitions consolidatrices, «plus simples, moins coûteuses et moins risquées».
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