« Les marchés actions pourront repartir en avant d’ici la fin du semestre »
Yves Maillot, directeur investissements et actions chez Robeco Gestions
Publié le
Yves-Marc Le Reour
L’Agefi: Pourquoi avez-vous relevé vos prévisions à 6 mois sur les indices parisien et européen ?
Yves Maillot: En raison de la crise des dettes souveraines en zone euro, le premier semestre s’est caractérisé par une forte contre-performance des actions européennes par rapport aux actions américaines. Ce scénario est inédit, car sur six mois, l’écart de performance entre l’EuroStoxx50 et le SP500 se porte à plus de 20% à taux de change constant. Cet écart peut maintenant se résorber dans la mesure où les craintes vont se reporter sur la conjoncture américaine. Pour l’instant, la tendance reste orientée à la baisse avec des craintes de rechute de l’activité qui ont relayé celles relatives à la dette des Etats. Cependant, après un probable épisode d’accentuation de la correction, les marchés actions pourront repartir en avant d’ici la fin du semestre, aidés par le niveau des valorisations qui vont servir de plancher à la baisse. Au total, ce relèvement des prévisions d’indices signifie une meilleure fin d’année mais ne donnerait qu’une performance stable sur l’ensemble de 2010.
Que pensez-vous du rythme de la reprise économique américaine ?
La reprise économique est là mais la croissance du PIB au premier trimestre vient d’être revue de +3,2% à +2,7%. Les dernières statistiques de l’emploi ont aussi jeté un froid avec une destruction de 125.000 postes en juin. Une tenue du marché de l’emploi ainsi que du secteur immobilier est nécessaire pour maintenir un bon niveau des dépenses de consommation. Car après les effets positifs des plans de stimulation et une politique de taux très incitative, les marges de manœuvre sont très étroites pour stabiliser le rythme de la reprise.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
Deux salles, deux ambiances mais un point commun: une crise de gouvernance et une bataille rangée. Chez la Mutuelle des métiers de la justice (MMJ) comme chez Just, des difficultés stratégiques d'origines différentes font imploser un «modèle» de gouvernance mutualiste unique en son genre.
Le producteur d'ingrédients culinaires a obtenu un refinancement transfrontalier de plus de 2 milliards d'euros. L’opération montre la confiance des investisseurs envers Solina mais témoigne également d'un changement de stratégie de la part du sponsor Astorg, qui avait tenté de vendre l'entreprise l'année dernière.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche