Les loyers des bureaux parisiens ont diminué de 9 % en 2009
Les locataires ont bénéficié des mesures d’accompagnement et des renégociations de bail. En 2010, les loyers baisseront encore
Publié le
Violaine Le Gall
L’année 2009 a été marquée par une baisse des transactions locatives et, par conséquent, des loyers fixés à la prise de bail. Dans le quartier central des affaires (QCA) de Paris, ceux-ci ont diminué de 9% sur l’année, d’après BNP Paribas Real Estate. Ils reculent même de 10% dans la boucle Sud de l’Ile-de-France. A ce recul des valeurs locatives s’ajoutent les mesures d’accompagnement consenties par les propriétaires qui ne souhaitent pas baisser les loyers faciaux.
«La différence entre le loyer facial et le loyer économique s’est élevée à 11% en moyenne dans Paris QCA et elle a atteint 16% en moyenne à La Défense en 2009», précisent les analystes de BNP Paribas Real Estate. Concrètement, les avantages commerciaux moyens ont représenté 1,5 à 2 mois de franchise de loyer par année d’engagement d’après CB Richard Ellis. Pour certaines transactions importantes, ce niveau aurait même été dépassé.
En position de force, les locataires n’ont pas toujours eu besoin de déménager pour obtenir une baisse de loyer. Un article du code de Commerce leur a en effet permis d’obtenir une révision du loyer si celui-ci a augmenté de plus de 25 % par rapport à celui fixé initialement, ce qui a parfois été le cas compte tenu de la forte hausse de l’indice du coût de la construction entre 2006 et 2008.
En 2010, ces renégociations de baux pourraient continuer compte tenu d’un environnement encore défavorable aux propriétaires. Le décalage entre les loyers faciaux et économiques devrait en revanche diminuer. Mais «la tendance générale restera orientée à la baisse sur l’ensemble de l’Ile-de-France mais sur une pente plus douce qu’en 2009, l’essentiel de la purge nécessaire ayant eu lieu, notamment dans les secteurs centraux», avance le conseil immobilier.
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