Les investisseurs modèrent leurs ambitions dans l’immobilier
Les gérants de fonds non cotés prévoient de lever 60 % de moins en 2009 qu’en 2008. Les fonds bouclés en 2006 et 2007 inquiètent
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Violaine Le Gall
Vantés pour leur capacité à offrir aux investisseurs institutionnels une diversification dans la pierre, les fonds immobiliers non cotés ne font plus recette. Compte tenu de la crise, les investisseurs ont largement revu en baisse leurs allocations dans ces véhicules. Les gestionnaires de fonds en Europe prévoient ainsi de lever 6,1 milliards d’euros en 2009, soit près de 60 % de moins qu’en 2008, d’après l’Inrev, l’association européenne des investisseurs dans des véhicules immobiliers non cotés. Les réinvestissements dans les véhicules existants sont particulièrement en perte de vitesse. Un tiers des investisseurs et la moitié des gestionnaires de fonds de fonds qui ont été invités à engager des capitaux frais ont refusé cette demande, souligne l’Inrev dans une étude publiée fin avril.
Il faut dire que les investisseurs sont très préoccupés par les perspectives des fonds levés ces dernières années. « Selon eux, les millésimes de fonds qui poseront le plus de problèmes sont 2006 et 2007, quand des niveaux records de capitaux ont afflué vers des véhicules immobiliers non cotés et quand la propension à utiliser la dette était élevée » explique Russell Chaplin, coprésident du comité de recherche de l’Inrev et stratégiste pour UBS AM. Dotés de fonds moins importants, les gestionnaires immobiliers ont tendance à recentrer leurs activités sur leurs marchés domestiques. La part des investissements étrangers en immobilier d’entreprise dans les métropoles européennes est ainsi passée de 38 % fin 2008 à 29 % au premier trimestre 2009 d’après Atisreal.
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