Les investisseurs français dominent le marché immobilier
Ils ont réalisé près de 60 % des transactions depuis le début de l’année. Les acteurs allemands perdent en revanche du terrain
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Violaine Le Gall
La reprise des engagements dans l’immobilier d’entreprise en France tient principalement à l’activité des investisseurs français. Ils sont à l’origine de 61 % des acquisitions sur les neuf premiers mois de l’année contre 52 % il y a un an, d’après Cushman & Wakefield. «L’activité soutenue de grands institutionnels et de quelques grandes compagnies d’assurances en particuliers», explique pour partie cette augmentation, précise le conseil en immobilier. Ainsi, comme depuis le début de la crise financière, les acteurs en fonds propres dominent en raison d’un accès au financement limité.
Sur le marché hexagonal, l’activité des investisseurs allemands a fortement baissé. Ils ont réalisé 10% des investissements, contre 17% sur l’ensemble de 2010 d’après le conseil CB Richard Ellis. Et encore, leur poids dans les engagements vient essentiellement de l’acquisition par Deka de l'îlot Rocher-Vienne pour 330 millions d’euros. Les opérateurs nord-américains ont réalisé 9% des investissements à fin septembre, contre 6% sur l’ensemble de 2010. Les Britanniques affichent une part de marché de 6% contre 4% en 2010. Surtout, un nouvel acteur a fait une entrée très remarquée sur le marché français cet été. Il s’agit du fonds souverain norvégien, Norges Bank, qui a acquis un portefeuille d’immeubles pour 700 millions d’euros auprès d’Axa Reim.
Toutes les catégories d’investisseurs ont réalisé des acquisitions depuis le début de l’année, à l’exception des utilisateurs et des promoteurs. Ces derniers sont en revanche très actifs à la vente, tout comme les fonds d’investissement, à l’origine de 25% des cessions depuis le début de l’année. Ils sont «en retrait d’un marché qui offre peu d’opportunités pour des acteurs au profil plus spéculatif», avance CB Richard Ellis.
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