Les ingrédients sont réunis pour un rally boursier en 2009

L’enquête Merrill rapporte que les gérant s’attendent à une détérioration moindre de l'économie mondiale pour les douze prochains mois
Tân Le Quang

Après des mois d’octobre et de novembre cauchemardesques pour les marchés financiers, le sentiment des investisseurs, qui avaient affiché un pessimisme sans précédent, s’est amélioré en décembre. C’est ce qui ressort de l’enquête de Merrill Lynch réalisée début décembre auprès de 196 investisseurs gérant 582 milliards de dollars d’actifs. De fait, l’indice de la banque américaine sur les anticipations de croissance a gagné 6 points à 27 ce mois-ci. Il avait touché un plancher de 17 en octobre. Ce mouvement haussier en dessous du seuil de 50 points indique un ralentissement de la détérioration de l’économie mondiale attendu par les gérants. Pour autant, ils sont 88% des répondants à considérer l’économie mondiale actuellement en récession et 81 %, en net, à ce qu’elle soit en récession en 2009.

Mais les baisses des taux entamées en octobre et visant à soutenir l’activité commencent à porter leurs fruits. En décembre, ils sont, en net, 29 % des participants à juger les politiques monétaires «trop restrictives» contre 68 % en octobre. «Plus d’un tiers des investisseurs veulent voir de plus importants stimulus budgétaires», ajoute l'étude. De fait, 37% des gérants jugent les politiques budgétaires dans le monde «trop restrictives» et seulement 8% pensent qu’elles sont «trop stimulantes».

Dans ce contexte, le niveau de cash dans les fonds a atteint un record depuis 2001 à 5,5%, contre 5,1% en novembre. Alors qu’en net, 40% des répondants ont déclaré être toujours surpondérés en cash, 37% sont sous-pondérés en actions et 21% surpondérés en obligations. Pour Merrill Lynch, ces indicateurs peuvent signifier que les fonds ont été mis de côté pour les rachats de fin d’année. D’ailleurs, l’appétit pour le risque montre des signes de stabilisation, avec des horizons d’investissement qui commencent à se rallonger.

Côté valorisation, 41% en net jugent les actions sous-évaluées, alors qu’ils sont 42% en net à estimer les obligations surévaluées. Les réponses des gérants couplées aux signes de ralentissement de la détérioration macroéconomique sont aux yeux de Merrill Lynch les ingrédients qui pourraient soutenir un rally en faveur des actions en 2009, les stimulus fiscaux faisant office de catalyseur.

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