Les hedge funds ont enregistré des performances décevantes en 2014
L’année 2014 ne laissera pas un souvenir impérissable aux gérants alternatifs. Si certains, comme John Paulson, ont même connu une déroute l’an dernier, l’industrie dans son ensemble a enregistré des performances plus que médiocres. L’indice global Lyxor Hedge Fund a ainsi abandonné 0,2% l’an dernier, quand l’indice S&P 500 grimpait de 12,6%.
Au sein de la classe d’actifs, aucune typologie de fonds n’est parvenue à tirer son épingle du jeu, à l’exception notable des fonds CTA (Commodity Trading Advisors). Les stratégies «Global Macro» ont le plus souffert, avec un repli de 2,4% sur l’ensemble de 2014, suivi des stratégies «Event driven», qui misent sur des opérations de fusion, d’acquisition ou de faillite. Cette catégorie, dont fait partie le fonds Advantage Plus de John Paulson qui a cédé 36% l’an dernier, a ainsi enregistré une baisse de 2,3%. Les stratégies d’arbitrage sur le crédit ont elles accusé une baisse de 1,9%.
Ces performances médiocres ont conduit certains investisseurs institutionnels à s’interroger sur la pertinence des placements alternatifs. Selon le fournisseur de données HFR, 461 fonds alternatifs ont fermé au premier semestre de l’an dernier, du jamais vu depuis le pic de la crise de 2009.
Certains acteurs ont néanmoins brillé. Les fonds CTA, qui spéculent sur le comportement des différents marchés à terme, ont ainsi engrangé un bond de 18,2% l’an dernier. «Les fonds CTA ont entamé 2015 comme ils ont terminé 2014 en affichant une solide performance grâce à des positions vendeuses sur les matières premières, et acheteuses sur le dollar américain», note Philippe Ferreira, directeur de la recherche de Lyxor AM.
D’autres acteurs, notamment ceux misant sur les stratégies reposent sur des modèles mathématiques automatisés, ont également enregistré des solides performances. Ainsi le fonds de Kepos Capital a fini en hausse de 22%, selon des sources rapportées par Bloomberg, tandis que celui de Renaissance Technologies a grimpé de 15%.
Les stratégies d’arbitrage sur les actions ont de leur côté affiché une performance tout juste positive de 1,7%, qui provient notamment de la croissance de 7,9% engrangée par les fonds privilégiant les positions neutres. Ces performances positives traduisent également pour partie des positions vendeuses sur le secteur de l’énergie, qui a souffert dans le sillage du repli des cours pétroliers.
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