Les groupes automobiles allemands ont été les plus rapides en février
Bien aidés par leurs petites voitures, les groupes BMW et Mercedes passent la seconde alors que les marques anglaises enclenchent la marche arrière
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Alexandre Boksenbaum
Des ventes qui patinent pour les groupes américains, tandis que les marques allemandes se portent pour le mieux. Voilà ce qui ressort de l’étude publiée par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) pour février. Celle-ci fait état d’une progression de 8,7 % des nouvelles immatriculations en Europe le mois dernier par rapport à 2007, avec 1,18 million de véhicules vendus.
Dans le détail, on s’aperçoit que c’est l’Allemagne qui s’en sort le mieux avec une croissance de 25 % pour le premier marché automobile européen sur la même période. Ses industriels ne sont pas en reste. Le groupe BMW ressort ainsi comme le grand gagnant avec une hausse, de 27 %, bien aidé par les ventes de Mini qui ont progressé de 50 %, la marque munichoise affichant de son côté une croissance de 22,9 % de ses immatriculations. Les ventes du groupe Daimler ont, elles, accéléré de 14 %. Il faut dire que la marque Smart s’est particulièrement bien comportée (+59,4 %), grâce à la nouvelle fiscalité dans plusieurs pays d’Europe favorisant les voitures sobres en essence. De fait, Volkswagen semble au ralenti à côté de ses deux rivaux avec 8,8 % de gain.
Côté français, la belle performance de l’ensemble du groupe Renault est à noter. Celui-ci a enregistré 13,7 % de progression, même s’il est vrai que Dacia a fait le plus gros du travail avec 57,3 % de croissance. On peut aussi y ajouter les 62 % d’augmentation de ventes de Nissan. Le numéro deux européen du secteur, Peugeot, reste également dans la course avec 167.311 véhicules vendus en février 2008 contre 156.272 en février 2007.
Mais ces bons chiffres ne parviennent pas à masquer la stagnation du marché espagnol et surtout les reculs respectifs de 3,9 % et de 5,4 % de l’Italie et du Royaume-Uni. La péninsule italienne est pourtant le deuxième marché automobile de l’Europe, pendant que l’Espagne occupe le quatrième rang européen et le Royaume-Uni le cinquième. De même, les groupes américains Ford et General Motors, qui connaissent de grosses difficultés depuis plusieurs mois, ont vu leurs ventes se tasser avec 2 % de progression pour le premier et 1,2 % pour le second. Ford a notamment souffert du recul cumulé de 14 % de Land Rover et Jaguar, illustrant les difficultés anglaises dans le secteur. Le groupe américain ne devrait donc pas trop entraver les discussions de rachat de ces deux marques entamées avec l’indien Tata.
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