Les grands groupes privilégient le «low cost» en matière immobilière
Les transactions de taille importante se raréfient. Elles portent souvent sur des bureaux hors des quartiers les plus recherchés
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Violaine Le Gall
La demande de bureaux des grandes entreprises a chuté au deuxième trimestre. Dix transactions de plus de 5.000 m² ont été conclues ces trois derniers mois, contre 17 au premier trimestre. Elles portent en outre sur des surfaces plus limitées car aucune d’entre elles n’a porté sur plus de 20.000 m². En volume, l’activité sur les bureaux de plus de 5000 m² a chuté de 46% au dernier trimestre.
Les entreprises réduisent l’espace qu’elles occupent, mais elles sont en outre à la recherche de loyers plus bas. «58 % des opérations de plus de 5.000 m² ont été conclues à des loyers compris entre 280 et 330 euros par m² et par an depuis le début de l’année. Ce niveau témoigne de la démarche low cost engagée par les utilisateurs», soulignaient les spécialistes de BNP Paribas Real Estate lors d’une conférence fin juin.
Les grands groupes procèdent en effet pour la plupart à des déménagements hors des quartiers les plus recherchés. Pour des bureaux neufs dans le quartier central des affaires (QCA) de Paris, les locataires devraient prévoir plus de 600 euros contre moins de 400 euros dans la zone Péri-Défense. Lafarge a par exemple pris plus de 10.000 m² à Clamart, Arcelor Mittal autant à Saint-Denis. La ville a également attiré la SNCF pour près de 20.000 m² depuis le début de l’année.
En tendance, Paris reste cependant la zone la plus appréciée des grands groupes d’après une étude de BNP Paribas Real Estate. Depuis 2000, huit entreprises sur dix basées dans Paris QCA ont choisi de rester dans cette zone lorsqu’elles ont déménagé. La mobilité est beaucoup plus forte dans les autres secteurs d’Ile-de-France. Seuls 25% des groupes situés à La Défense ont décidé d’y rester lorsqu’ils ont changé de locaux.
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