Les grands gérants français ont fait décoller leur collecte en 2014
Alors que le début de l’exercice 2015 est marqué par un mouvement de recomposition dans la gestion française, les grands noms du secteur, filiales de banque, ont collecté à tour de bras l’an dernier. Le numéro un, Amundi, est parvenu à plus que tripler sa collecte pour la porter à 35,4 milliards d’euros, dont 13,1 milliards sur le seul quatrième trimestre. Un dynamisme porté par l’international (+ 23,4 milliards d’euros), notamment en Europe et en Asie. En France, les réseaux ont ramené leur décollecte à 2,7 milliards d’euros (-1,4 milliard hors monétaire) sur l’année, après -9,9 milliards en 2013. La filiale du Crédit Agricole et de la Société Générale souligne avoir renforcé son offre via le développement de «services à valeur ajoutée» (mandat de conseil octroyé par la BCE, partenariat avec EDF...). Ses encours ont progressé de 11,4% pour atteindre 866 milliards d’euros.
Son dauphin, Natixis Global Asset Management, a réussi pour sa part à collecter 32,5 milliards d’euros, contre 13,4 milliards en 2013, et à hisser ses encours à 736 milliards d’euros (+17%). Cette performance a été obtenue essentiellement sur le marché américain et concerne les produits de taux (23 milliards d’euros) et les produits actions (12 milliards). Quant à BNP Paribas IP, elle a limité la casse en 2014 avec une décollecte ramenée à 4,7 milliards (dont 1,5 milliard au quatrième trimestre), après 31,4 milliards en 2013. Les encours sous gestion ont augmenté de 5,6% à 391 milliards d’euros. Pour 2015, le pôle de gestion d’actifs vise une hausse de la collecte dans les réseaux, notamment au travers du renforcement de l’offre Parvest, compte développer l’offre produit à destination des institutionnels et poursuivre la consolidation de ses positions en Asie Pacifique et dans les pays émergents.
{"title":"","image":"81970»,"legend":"Gestion fran\u00e7aise : forte hausse de la collecte en 2014. Illustration L’Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable. -
Les marchés de capitaux s’orientent vers un millésime 2026 hors norme
Les Etats-Unis, alimentés par les cotations et des levées de fonds historiques dopées à la tech, dominent plus que jamais le marché mondial des capitaux qui progresse de 62 % à 610 milliards d’euros. En Europe, les IPO peinent à transformer l’essai. Les convertibles signent leur résurrection. -
L’Asie accélère sa transition pour sortir de la dépendance énergétique
La crise d’Ormuz a révélé l’étendue de la dépendance des pays asiatiques aux fournisseurs d’hydrocarbures du Golfe. Elle leur donne de nouveaux arguments pour accélérer leurs stratégies de diversification et d’autonomie, selon l’AIE.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- La cotation de SpaceX bouscule la gestion passive
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français