Les grandes transactions locatives animent le marché immobilier européen
Malgré cette amélioration de l’activité, les loyers de la plupart des actifs continueront de baisser en 2010
Publié le
Violaine Le Gall
Les entreprises ont multiplié les déménagements au dernier trimestre 2010. Dans les grandes villes européennes, des locataires ont ainsi cherché à profiter de la baisse des loyers pour s’installer dans des immeubles de bonne qualité. Du coup, «les transactions ont progressé sur la quasi-totalité des marchés européens, atteignant des niveaux que l’on n’avait plus observés depuis le troisième trimestre 2008», indique BNP Paribas Real Estate. A Madrid par exemple, les opérations locatives bouclées entre septembre et décembre 2009 ont représenté 50% du total de l’année dernière.
Si ces transactions témoignent du retour à un certain dynamisme sur le marché locatif, elles n’effacent pas certaines difficultés. Les entreprises ayant déménagé, pour des raisons financières, ont le plus souvent libéré des espaces. Du coup, l’offre de bureaux augmente, ce qui pèse sur les loyers. A l’exception des loyers sur les actifs les mieux situés et de la meilleure qualité, la tendance est à la baisse sur les valeurs locatives.
Dans ce contexte, l’investissement immobilier est peut-être reparti un peu trop vite sur certains marchés, notamment français et britannique. La faiblesse persistante du marché locatif et le poids de la dette induisent un «risque de surévaluation des prix à court terme en raison d’hypothèses irréalistes concernant les perspectives de croissance des loyers et le risque de vacance à court terme», estime Guy-Young Shin, responsable de la recherche Europe d’Invesco Real Estate. Malgré cela, les investisseurs souhaitent concentrer leurs acquisitions au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, les marchés les plus liquides et qu’ils connaissent le mieux, d’après une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers et Urban Land Institute.
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