Les gestions se renforcent plus rapidement en actions qu’en obligations
La première édition du Panel Agefi Allocation d’actifs révèle la préférence des intervenants pour l’obligataire, qui reste leur première classe d’actifs. Les gérants y consacrent 45 % de leur portefeuille, soit une légère progression de mois en mois, après 43,5 % en février et 44,1 % en mars. La plupart des gestions surpondèrent leur portefeuille de référence. Notamment Groupama AM investi à 77 % en obligations, SGAM à 70 % et Allianz Global Investors France à 60 %.
Une tendance qui s’explique notamment par les rendements élevés offerts actuellement par les marchés de crédit. Au sein de ce Panel très nettement orienté vers l’obligataire, deux intervenants seulement sous-pondèrent à la fois le Panel et leur propre benchmark sur cette classe d’actifs : Credit Suisse AM à 36 % et surtout Robeco Gestions à 15 %.
Du côté des actions, l’aversion pour le risque demeure toujours élevée. Seul State Street surpondère légèrement son propre benchmark à 55 %. En revanche, près de la moitié des gestions sous-pondèrent très fortement cette catégorie d’actifs par rapport à leur modèle interne. Pour autant, depuis le début de l’année, la part des actions se renforce, passant de 38,5 % en février à 42 % en avril. Un mouvement beaucoup plus marqué donc que sur l’obligataire.
Cette remontée de la part en actions, quasiment au niveau de la part en obligations se fait très nettement au détriment du compatiment cash. Plutôt une bonne nouvelle, au regard des rendements extrêmement faibles offerts actuellement par le monétaire. D’autant que cette tendance ne devrait guère changer. En un mois, le pourcentage des portefeuilles investi en cash est tombé de 10 % à 6 %. Ces chiffres doivent néanmoins être nuancés alors que trois intervenants (Fortis IM, Groupama AM et SGAM) n’ont pas de poche de monétaire dans leur portefeuille benchmark. Seule la Française des Placements affiche encore une grande prudence, conservant une part en monétaire (30 %) supérieure à son allocation en actions (25 %).
En matière d’actifs alternatifs, la stabilité prévaut, autour de 7 % des portefeuilles. Là encore, les gestions ne sont pas toutes présentes. Essentiellement Fortis IM (34 %), Schroders (20 %) et Robeco Gestions (10 %) misent sur l’alternatif, que ce soit hedge funds, matières premières, private equity, ou immobilier.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques américaines surfent sur les opérations de marché
JPMorgan, Goldman Sachs, BofA, Citigroup et Wells Fargo ont tiré parti du dynamisme du trading et de leurs activités dans la banque d’investissement au deuxième trimestre 2026. -
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.