Les gestions du « Panel Actions » laissent leurs curseurs inchangés
Après un mois atone sur les marchés occidentaux, les panélistes n’ont retouché qu’à la marge leurs projections
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Olivier Decarre
L’attentisme persiste à l’approche de la fin de l’année. Pour le second mois d’affilée, les membres du Panel Actions n’ont modifié que symboliquement leurs objectifs. A 6 mois, les révisions moyennes pour les places occidentales vont de -0,8% (EuroStoxx) à +3% (S&P500). A 12 mois, la fourchette est encore plus resserrée avec des révisions de -0,7% à +2,3%.
Signe de l’incertitude qui règne sur le marché, les ajustements se sont faits en ordre dispersé. Sur le CAC par exemple, on compte pratiquement autant de révisions à la hausse que de révisions à la baisse. Pendant que CM-CIC AM abaissait de 200 points (à 3.950 points) son objectif à 6 mois sur le CAC, Aurel BGC a de son côté fait le chemin inverse en passant au même horizon de 4.000 points à 4.200 points, devenant ainsi le plus optimiste sur l’indice parisien.
Si pour le S&P 500, les retouches effectuées cadrent avec la hausse de 3% de l’indice sur le mois écoulé, elles n’ont en revanche pas retracé la baisse des marchés sur le continent européen (-2,1%). Conséquence, le potentiel accordé au CAC et à l’EuroStoxx apparaît un peu plus élevé qu’il y a un mois. D’environ 5% début novembre, la marge de hausse à 6 mois est désormais vue à 7% en Europe. D’ici un an, la progression pourrait atteindre 12%, contre 10% espérés il y a un mois. On reste toutefois loin des rebonds attendus au cours de l’été (voir illustration).
Finalement, c’est au Japon que la situation retient le plus l’attention. Il y a un mois, les panélistes visaient des hausses de 10% et 16% à 6 et 12 mois. Or, l’essentiel du chemin a été fait, le Nikkei ayant gagné 10,6% sur le mois écoulé. Les gestions en ont tenu compte en relevant leurs projections de 4%. Mais désormais, la marge de progression (3,5% à 6 mois et 10% à un an) y est jugée plus faible qu’en Europe et à peine plus élevée qu’aux Etats-Unis.
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