Les gestions des établissements français collectent à l’étranger
NGAM et Amundi profitent de leur internationalisation depuis le début de l’année. BNP Paribas renoue avec la décollecte au deuxième trimestre
Publié le
Antoine Landrot
Natixis Global Asset Management (NGAM) continue d’enregistrer la plus forte dynamique parmi les filiales de gestion des groupes financiers français. Après avoir collecté 8,6 milliards d’euros au premier trimestre, l’entité du groupe BCPE a enregistré un flux net d’épargne de 8,4 milliards au suivant.
L’activité internationale a encore joué un rôle déterminant. La plate-forme de distribution aux particuliers aux Etats-Unis a contribué à hauteur de 4 milliards d’euros. Au trimestre précédent, sa contribution avait constitué la grande majorité du flux net de NGAM. Pour l’ensemble du semestre, elle en représente 59%. Le gestionnaire confirme son statut de poids lourd: jouissant en outre d’un effet marché positif, ses encours progressent de 4% à 680 milliards d’euros, par rapport au 31 mars.
Chez Amundi, filiale à 80% de Crédit Agricole SA et à 20% de la Société Générale, les activités internationales compensent la décollecte observée depuis plusieurs trimestres dans ses réseaux partenaires en France (Crédit Agricole, LCL, Société Générale et Crédit du Nord). Ceux-ci ont subi une fuite de 1,6 milliard d’euros au premier semestre, alors qu’Amundi a collecté 8,1 milliards d’euros à l’international.
Ce montant représente 64% du flux net total enregistré au cours des 6 premiers mois. Le gestionnaire ne donne pas de détails par trimestre; Amundi a collecté 6,3 milliards d’euros au cours de chacun des trimestres. Ses encours totaux s’élèvent à 821,4 milliards d’euros au 30 juin, en hausse de 3,1% par rapport au 31 mars.
Du côté de l’assureur Axa, la filiale de gestion américaine AllianceBernstein s’est fortement redressée au deuxième trimestre 2014, après deux trimestres de décollecte consécutifs. Après avoir accusé 3,3 milliards d’euros de décollecte en début d’année, elle a bénéficié d’un flux net de 6,3 milliards entre avril et juin. De son côté, Axa IM continue d’afficher de solides performances (+6,2 milliards, soit 11 milliards pour l’ensemble du semestre). Au total, ces deux entités gèrent un encours de 953 milliards d’euros, faisant d’Axa le premier acteur français de la gestion.
BNP Paribas a lui renoué avec le spectre du passé. Après avoir réussi à enrayer un an et demi de décollecte grâce à deux trimestres légèrement positifs, les flux plongent à nouveau et la banque voit fuir 3,3 milliards d’euros. Ses encours progressent néanmoins de 1,3% (à 380 milliards), grâce à un effet marché positif.
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