Les gérants voient les taux longs rebondir à nouveau
La stabilité des taux longs hors zone euro a surpris les panélistes en 2017, de même que la dynamique d’appréciation de l’euro.
Publié le
Bastien Bouchaud
La Banque d’Angleterre avait créé la surprise en haussant ses taux en novembre.
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Photo UE European Commission.
La «forward guidance» fonctionne, du moins auprès des panélistes de L’Agefi. Dans leur grande majorité, les prévisions à six mois établies début juillet sur les taux directeurs des principales banques centrales ont visé juste. Seule la Banque d’Angleterre a surpris avec sa hausse de taux en novembre, uniquement anticipée en juillet dernier par Aurel BGC, La Banque Postale et OFI AM. Pour les six prochains mois, les panélistes s’attendent à ce que la Fed seule resserre ses taux directeurs, se divisant à parts égales entre partisans d’une et de deux hausses d’ici juillet. Côté britannique, Aurel BGC, Groupama AM, Lazard Frères et OFI AM sont les seuls à voir la BoE relever une fois de plus ses taux.
Le tassement des taux américains à 10 ans, passés en un an de 2,45% à 2,41%, et des taux britanniques, passés de 1,23% à 1,18%, a toutefois échappé aux panélistes, qui s’attendaient en grande majorité à ce que s’enclenche l’année dernière un mouvement généralisé de remontée. Les rendements allemands sauvent la mise, passant en un an de 0,19% à 0,41%, ce qui reste cependant bien inférieur au niveau anticipé par le Panel en juillet dernier de 0,76%.
Ce n’est que partie remise pour les panélistes, qui s’attendent désormais à ce que les taux longs engagent cette année leur ascension, bien qu’à un rythme modéré. Alors que trois panélistes anticipaient début 2016 que le rendement des Treasuries atteindrait les 3% au cours de l’année 2017, les prévisions sont beaucoup moins dispersées en ce début d’année 2018, allant de 2,50% à 2,85% d’ici à six mois. La dispersion est similaire pour le Bund allemand, les anticipations allant de 0,50% à 0,85% d’ici à six mois. L’absence de consensus est sensible au Royaume-Uni, avec des prévisions s’étalant entre 1,20% et 1,75% d’ici six mois.
Côté devises, la principale tendance qui a animé le forex en 2017 a pris les panélistes de revers, qui anticipaient début 2017 un tassement de l’euro-dollar vers les 1,03, près d’un tiers du panel allant alors même jusqu’à pronostiquer la parité dans les six mois. Pour le semestre à venir, les panélistes misent sur une relative stabilité, les prévisions allant à de 1,12 à 1,25, pour un niveau de 1,20 au 29 décembre. En revanche le panel avait correctement anticipé la quasi-stabilité du taux de change euro/sterling, passé de 0,85 à 0,88 en 2017. L’appréciation de l’euro face au sterling devrait se poursuivre sur un rythme lent selon les panélistes, qui s’attendent à le voir atteindre 0,90 d’ici six mois.
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