Les gérants quantitatifs français veulent accéder à la visibilité
QuantValley, qui regroupe des sociétés de gestion, des institutions académiques et des PME, entend promouvoir l’activité à Paris
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Antoine Landrot
Alors que l’Ecole française de mathématiques financières forme nombre de professionnels qui essaiment à travers le monde, la Place de Paris est pauvre en sociétés de gestion quantitative alternative, par opposition à la gestion «quant» passive, strictement indicielle. C’est pour y remédier que QuantValley – une association réunissant 20 fondateurs, dont huit sociétés de gestion, des institutions académiques (Paris-Dauphine, Institut Louis Bachelier, Ensae…), le pôle de compétitivité Finance Innovation et des PME – lance son projet «Paris, cité des quants 2020». Son but: que cette stratégie représente 10% des actifs de la gestion diversifiée en France.
«La gestion quantitative pèse 50 milliards d’euros d’actifs et 2.000 emplois à Londres, contre 5 milliards d’euros et 200 emplois à Paris», soulignent Arnaud Chrétien et Jean-François Bay, respectivement fondateur d’Aequam Capital et directeur général de Morningstar France. Un sous-développement que QuantValley attribue en partie à un manque de connaissance de la part des investisseurs institutionnels français.
Or, le moment serait opportun. «Dans le contexte post-crise, le risque est la première préoccupation des investisseurs, avant la performance. Optimiser la gestion du risque constitue précisément notre savoir-faire», souligne Denis Beaudouin, président du directoire de Finaltis. L’association a donc vocation à favoriser l’émergence d’un écosystème et le rendre identifiable en France et à l’étranger et de faire de Paris la première place d’Europe continentale en gestion active quantitative. Elle entend pour cela travailler en bonne intelligence avec l’Autorité des marchés financiers, l’Association française de gestion financière (AFG) et les pouvoirs publics.
QuantValley a vocation à agréger les acteurs français pratiquant une gestion quantitative active et systématique, et de structure entrepreneuriale. Ce qui pourrait concerner pour l’instant encore «au moins cinq ou six sociétés», indique Arnaud Chrétien.
Développer des sujets de recherche scientifique en commun est l’autre objectif, d’où le nombre important de membres parmi les institutions académiques. Elle a annoncé hier soir le lancement d’une initiative de recherche intitulée «Developpement de la gestion quantitative», dont les travaux seront conduits par l’université Paris-Dauphine et l’ENSAE ParisTech.
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