Les gérants d’ETF s’opposent sur la création d’un lobby commun
Plusieurs acteurs cherchent à se défendre face aux critiques du Conseil de stabilité financière. Mais iShares affiche une position différente
Publié le
Virginie Deneuville
Photo: PHB/Agefi
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La création d’une organisation professionnelle européenne dédiée à l’activité des ETF (exchange-traded funds) divise les acteurs du secteur. Alors que Lyxor et db-x trackers, filiales de la Société Générale et de Deutsche Bank, appellent à la mise en place d’une entité représentative commune en vue de défendre les intérêts de la profession, notamment au regard des critiques avancées par le Conseil de stabilité financière (FSB), BlackRock iShares, numéro un du secteur, s’est opposé à cette idée.
Le groupe américain met en avant le fait que l’Efama, l’Association européenne de la gestion d’actifs, est parfaitement à même de représenter la profession. Certains observateurs jugent cependant la position du numéro un opportuniste compte tenu de son profil d’activité. Personne n’était disponible chez Blackrock pour commenter ce sujet. Le FSB a dénoncé mi-mai les risques liés à la sophistication des ETF et a notamment pointé du doigt les ETF synthétiques, qui reproduisent la performance des indices via des swaps, conclus généralement avec une banque d’investissement. Le FSB a ainsi mis en garde contre un risque de conflit d’intérêts entre la banque et le fournisseur d’ETF, soulignant que les deux organismes appartenaient généralement au même groupe financier.
Or, alors que la plupart des acteurs utilisent des ETF synthétiques, iShares a privilégié jusqu’en 2010 la réplication physique (l’achat des différents composants d’un indice de référence), n’annonçant le lancement d’une plate-forme à réplication synthétique que l’an dernier.
«Les ETF sont des produits simples et transparents. Comme tous les OPCVM coordonnés, ils sont soumis aux directives européennes OPCVM, qui réglementent dans le détail l’utilisation des instruments dérivés, notamment en ce qui concerne leurs risques de contrepartie», explique à L’Agefi Alain Dubois, président du directoire de Lyxor Asset Management. Le professionnel, également président du groupe de travail ETF au sein de l’Efama, n’a pas voulu faire de commentaires sur le projet de création d’une organisation professionnelle dédiée aux ETF, mettant en avant la nécessaire confidentialité des discussions.
L’AFG (Association française de la gestion d’actifs) et l’Efama ont de la même façon répondu aux critiques émises par le FSB, soulignant que les exigences réglementaires étaient par ailleurs appelées à être renforcées avec la directive OPCVM 4, qui entrera en vigueur au 1er juillet.
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