Les fusions affichent une cassure en Europe au troisième trimestre
A l’exception du « mid-market » qui reste dynamique, le montant des transactions enregistre une baisse d’un quart en rythme annuel dans la région
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Yves-Marc Le Reour
Si le dynamisme des fusions et acquisitions s’est essoufflé sur l’ensemble des marchés mondiaux au troisième trimestre, la chute a été particulièrement prononcée en Europe avec seulement 129,6 milliards de dollars de transactions annoncées sur la période, soit une baisse séquentielle de 43,3% et de 25,8% en rythme annuel, selon Mergermarket (voir graphique). La région, qui représentait en valeur 40,4% de l’ensemble des transactions annoncées entre avril et juin, a vu cette proportion tomber à 25,4% trois mois plus tard. Sur les 9 premiers mois de l’année, on constate néanmoins en rythme annuel une progression de 26,9% des transactions à 538,3 milliards de dollars.
Le segment du «mid-market», constitué des transactions comprises entre 250 millions et 2 milliards de dollars, semble résister à cette morosité avec des opérations annoncées totalisant 59,2 milliards de dollars pour la région, en progression annuelle de 22% contre un repli de 2,5% à 182,1 milliards à l’échelle mondiale. On remarquera la forte hausse en Europe de la prime offerte aux vendeurs, puisqu’elle a atteint en moyenne 33,5% au troisième trimestre contre 11,1% au premier et 12,7% au deuxième.
Certains pays ont mieux tiré leur épingle du jeu en parvenant à faire progresser leur activité, comme l’Autriche, la Belgique, l’Irlande ou le Royaume-Uni. Ce n’est pas le cas de la France qui représentait au troisième trimestre 11% du montant des opérations en Europe. Alors que les transactions n’avaient cessé de progresser dans l’Hexagone depuis le troisième trimestre 2010, les 10,1 milliards d’euros (7,5 milliards de dollars) annoncés sur la période de juillet à septembre sont inférieurs de moitié au montant du précédent trimestre.
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