Les fonds souverains ont fortement réduit leur activité l’an dernier
Ils ont divisé par deux leurs investissements en 2009. Mais les opérations ont rebondi au second semestre
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Violaine Le Gall
Les grands fonds souverains mondiaux ont joué la prudence en 2009. La fin de l’année 2008 avaient en effet été particulièrement difficile pour eux car leurs récents investissements dans le secteur bancaire aux Etats-Unis et en Europe avaient généré de lourdes pertes suite à l’aggravation de la crise financière.
Les fonds souverains ont divisé par deux leurs investissements en 2009, à 66 milliards de dollars (voir graphique), d’après la dernière étude sur le secteur de l’International Financial Services London (IFSL). Le premier semestre a été particulièrement calme avec 10 milliards de dollars seulement d’investissements. Pour leurs opérations, les fonds souverains ont clairement abandonné le secteur bancaire. Ils ont davantage misé sur l’industrie et les infrastructures. Le China Investment Corporation apparaît comme l’acteur le plus actif l’an dernier, relève l’IFSL. Il a engagé 15 milliards de dollars hors de Chine dans les secteurs de l’énergie, des métaux, de l’agriculture et dans des domaines alternatifs tels que les hedge funds et le private equity.
Pour l’IFSL, le secteur des fonds souverains possède toujours un potentiel de croissance. Alors que les actifs sous gestion ont baissé de 3% l’an dernier, à 3.800 milliards de dollars, ils pourraient atteindre 5.500 milliards de dollars fin 2012 d’après les projections de l’institut. Les ressources des fonds devraient en effet continuer à augmenter, en particulier grâce aux réserves accumulées par les exportateurs de matières premières. Par ailleurs, de nouveaux acteurs font leur apparition. L’an dernier, la France, avec le FSI, et le Brésil ont fait partie des pays qui ont créé des fonds souverains.
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