Les fonds obligataires continuent de mener la danse en Europe
L’Efama souligne que la collecte sur les fonds Ucits long terme a atteint 28 milliards d’euros en février, la décollecte sur les monétaires 16 milliards
Publié le
Benoît Menou
La vague de défiance des investisseurs en Europe à l’égard des fonds monétaires poursuit son chemin sans perdre de son intensité. L’Efama souligne ainsi que les fonds coordonnés (Ucits) de cette catégorie ont subi en février une collecte négative de 16,3 milliards d’euros. Sur six mois, les sorties atteignent 103 milliards, la dernière collecte mensuelle positive remontant à août 2009 (4 milliards).
L’association européenne des fonds d’investissement recueille les données de 23 associations nationales de la gestion d’actifs représentant selon elle 97% du marché européen.
Tout comme les mois précédents, et comme en France, le désamour dont pâtit le monétaire se confirme au bénéfice d’un engouement marqué pour les fonds de long terme, dont la collecte nette s’est élevée à 27,8 milliards d’euros en février (après 35 milliards en janvier). Et à 148 milliards sur six mois. Cette année, les fonds obligataires se distinguent, avec une collecte stable de 14,7 et 14,6 milliards en janvier et février. Alors que les souscriptions nettes sur les catégories actions (4,6 contre 7,9 milliards) et diversifiés (6,7 contre 11,4 milliards) ont été moindres en février, tout en dénotant un réel appétit des investisseurs.
La conjugaison de ces éléments a entraîné une collecte totale sur les fonds Ucits bien moins élevée en février (11,5 milliards) qu’en janvier (32 milliards). La poursuite de la collecte sur les fonds non-Ucits (réservés aux institutionnels ou immobiliers avant tout), elle aussi en retrait (7,6 contre 19,6 milliards), a soutenu une progression de 1,1% sur le mois de février des encours totaux des fonds en Europe, à 7.004 milliards d’euros.
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