Les fonds monétaires français ont subi une décollecte de 7 milliards d’euros en février
Après la lueur d’espoir apportée en janvier par une collecte positive de 6 milliards d’euros, les fonds monétaires français ont de nouveau subi la défiance des investisseurs le mois dernier, selon Europerformance-SIX Relekurs, pour afficher une décollecte de quelque 6,96 milliards. Leur encours s’élève dès lors à 404,36 milliards d’euros fin février, égal à celui de fin 2009.
De quoi éloigner nettement ces fonds du seuil de la moitié de l’univers scruté par la société d’étude, à 47,3%. Les encours des autres catégories ont en effet fait meilleure figure. Dans le calme.
Tandis que les volumes d’actifs gérés au sein des fonds obligataires et diversifiés ont poursuivi la hausse observée en janvier, avec des souscriptions nettes respectives de 0,74 et 1,47 milliard d’euros, pour des encours portés à 74,69 et 131,3 milliards, l’encours des fonds actions a rebondi, de 1,67 milliard. Cela à la faveur d’un effet marché positif à hauteur de 0,45 milliard et d’une collecte nette de 1,22 milliard. Seuls les fonds actions européennes ont enregistré une collecte négative (-150 millions d’euros), les fonds sectoriels tenant le haut de l’affiche en termes de souscriptions rapportées à l’encours (240 millions d’euros, soit 2% des actifs à fin janvier).
Hors fonds alternatifs (pour lesquels les données ne sont disponibles qu’arrêtées à fin janvier, mois au cours duquel leur encours a baissé de 350 millions d’euros à 8,06 milliards malgré une collecte positive de 100 millions), l’encours des OPCVM français s’établit dès lors à 854,59 milliards d’euros à fin février, l’effet marché positif de 1,56 milliard ne compensant qu’en partie une collecte nette négative de 3,32 milliards.
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