Les fonds immobiliers adaptent leurs stratégies au marché
Le passage d’un marché haussier à un marché baissier a chamboulé les mécanismes de levées de fonds dans l’immobilier. Il y a encore deux ans, les investisseurs exigeaient au moment de s’engager dans un fonds que ce dernier soit déjà investi dans quelques actifs, afin de profiter au mieux de la hausse des prix. Aujourd’hui, la présence de « seed assets » est en revanche un inconvénient car les investisseurs ne sont plus pressés d’investir.
Le contexte ayant changé, les fonds en cours de levée font valoir de nouvelles stratégies. Auparavant, les gérants misaient sur la hausse des prix pour créer la performance. Puis, les prix ayant atteint des sommets, ils se sont concentrés sur l’amélioration des immeubles pendant la durée de détention pour générer de la valeur. « Après plusieurs mois atones, les créations de fonds, axés sur des stratégies de rendement, reprennent, explique David Lacaze, avocat associé chez Paul Hastings. A condition d’obtenir un financement pour ses acquisitions, un gérant peut offrir un rendement de plus de 6 % en achetant des bureaux de très bonne qualité et bien loués. »
Ces nouveaux véhicules pourraient recourir à des outils de financement alternatifs. « Certains professionnels étudient la possibilité de faire appel au marché obligataire, observe David Lacaze. Ils sont prêts à accepter un coût de financement élevé pour réaliser des transactions. » Les sociétés foncières redécouvrent quant à elles les paiements différés. Pour acquérir un immeuble à Paris auprès de la SNCF, Compagnie La Lucette a ainsi indiqué verser 12 millions d’euros à la signature de l’acte puis 27 millions au bout de trois ans.
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