- Raphaël Gallardo: Nous avons surpondéré les obligations européennes en fin d’année en raison de nos anticipations d’une extension significative du programme d’achat d’actifs de la BCE. Il est devenu clair avec la baisse des prix du pétrole, que le risque de «désancrage» des anticipations d’inflation à long terme se précisait. Après la faible demande lors des TLTRO, il était inévitable que la BCE étende son programme d’achat aux obligations d’Etat. Vu l’objectif monétaire d’un tel programme, il ne devrait pas poser de problème de légalité, au contraire de l’OMT (objectif budgétaire déguisé). Les aléas du calendrier politique grec peuvent en retarder le début, ce qui serait interprété par les marchés comme aggravant le risque de déflation, et aurait l’effet identique de tirer les taux vers le bas.
- L’évolution récente des Bourses n’incite-t-elle pas à s’alléger en actions ?
- Notre position en actions est structurée pour limiter les risques. Une partie est sur les actions américaines, qui bénéficient d’une dynamique conjoncturelle très favorable outre-Atlantique, et de l’appréciation du dollar contre euro. En outre, notre exposition en zone euro est constituée de petites capitalisations, peu vulnérables à la baisse des cours du pétrole. Enfin, les fondamentaux s’améliorent en zone euro : la baisse des taux, du pétrole et de l’euro convergent pour dessiner un début de reprise économique et bénéficiaire courant 2015. La Grèce reste une source de volatilité, mais nous tablons sur une évolution maîtrisée de la situation, pilotée par un dialogue constructif entre le nouveau gouvernement et les institutions européennes.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions