«Les flux d’achat de la BCE vont agir comme une vague déferlante»
Thierry Sarles, responsable de la gestion de taux chez CPR Asset Management
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Quel est l’impact du QE sur le marché de la dette souveraine européenne ?
- Thierry Sarles : L’annonce des montants que la BCE s’apprête à acheter a surpris par son ampleur. Elle va ainsi acquérir 60 milliards d’euros par mois de dettes (souveraines, publiques, privées avec covered bonds et ABS) sur le marché secondaire. Sur la dette souveraine, cela correspondra à plus de 40 milliards d’euros, et ce jusqu’à la fin du mois de septembre 2016 au minimum. Cette annonce a eu pour effet de faire encore baisser les taux de rendement de tous les pays de la zone euro, qui étaient déjà sous leurs plus bas historiques. Les flux d’achats à venir vont agir comme une vague déferlante, avec comme illustration le cas de l’Allemagne. Celle-ci va emprunter un peu plus de 150 milliards d’euros brut en 2015 sur les marchés obligataires, avec un montant équivalent de remboursement, c’est-à-dire que le montant net emprunté sera nul et que la BCE, à elle seule, en achètera 110 milliards d’euros, de quoi encore faire baisser les taux.
- Attendez-vous un nouvel assouplissement monétaire de la Banque du Japon ?
- La BoJ vient de renouveler sa politique de «quantitative easing» en octobre dernier. Celle-ci prend place après plus d’une année de stagnation de la parité yen/dollar, très importante pour un pays exportateur comme le Japon, et surtout après que la BoJ n’est pas parvenue à atteindre l’objectif de 2% d’inflation. Ainsi, elle va continuer à acheter l’équivalent de 45 milliards d’euros par mois, sans assouplissement supplémentaire car elle est confiante sur l’évolution des salaires. Selon nous, cet objectif de prix devrait être rempli d’ici deux ans.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions