Les financières ont de plus en plus recours aux dettes non garanties
Au premier semestre, les banques ont été actives sur le marché de la dette, en émettant des obligations garanties par les Etats en grande majorité. Au total, elles ont placé environ 330 milliards d’euros sur cette période. De juillet à décembre, elles devraient continuer à emprunter auprès des investisseurs, mais sous des formes plus diversifiées compte tenu de l’amélioration du marché. Les segments de dettes se rouvrent en effet progressivement. Celui de la dette hybride s’est par exemple réveillé récemment. Deutsche Bank est parvenue à lever 1,25 milliard d’euros de dettes de la catégorie tier one auprès de particuliers. Société Générale lui a emboîté le pas en émettant pour un milliard d’euros d’obligations tier one qui offrent un coupon de 9,375 %. Pour les analystes crédit de cette même banque, 5 milliards d’euros de dettes subordonnées pourraient encore être émis d’ici la fin d’année.
Au total, 200 à 250 milliards d’euros de dettes financières pourraient être vendues sur le marché au second semestre, d’après la recherche crédit de Barclays Capital. Le volume serait donc inférieur à celui du premier semestre car le volume d’émission est traditionnellement plus faible sur les six derniers mois de l’année, rappellent les stratégistes de la banque. Par ailleurs, les banques pourraient avoir des besoins moins importants, leurs bilans ayant déjà été renforcés et les demandes de prêts de la part des entreprises étant moins importants.
Toutefois, Barclays Capital s’attend à une fin d’année dynamique. D’abord, les banques devront faire face à des remboursements de dettes importants jusqu’en 2010. Par ailleurs, les investisseurs s’intéressent de nouveau aux dettes financières, manisfestant un appétit accru par les rendements offerts par ces titres. La dette senior non garantie devrait prendre une place plus importante, au détriment des obligations soutenues par les Etats. Les emprunts garantis peuvent à présent se révéler plus chers que ceux non garantis, soulignent les stratégistes de Barclays Capital. « Les banques jugeront que les émissions non garanties sont pour elles de plus en plus bon marché », ajoutent-ils. En outre, alors que les dettes garanties ont le plus souvent une maturité maximum de trois ans, les banques peuvent emprunter sur une plus longue période avec des lignes non garanties.
Plus d'articles du même thème
-
Un tiers des successions des dirigeants du SBF 120 en 2025 n’était pas planifié
La succession des directeurs généraux est devenue une priorité permanente de gouvernance. Une bonne préparation dépend de la qualité de la relation du conseil avec le dirigeant en place. Quand ce dernier est doté d’une forte personnalité, la gestion de la succession risque d’être plus complexe. -
Les fabricants de puces forcent la porte du «club des 1.000 milliards» en Bourse
Mardi, Micron a franchi pour la première fois la barre des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière après qu'UBS a presque triplé son objectif de cours. Mercredi, le sud-coréen SK Hynix lui a emboité le pas. -
Les 3M, ces trois freins à la guerre qui n’ont plus d’effet
La pression sur Donald Trump liée aux élections de mi-mandat, aux marchés et aux munitions (les 3M) devait aboutir à une désescalade rapide du conflit en Iran, et guider des arbitrages qui n’ont pas vraiment eu lieu sur les marchés financiers. De quoi craindre un potentiel enlisement. -
Inetum accompagne la Banque d'Espagne sur l'euro numérique
Même si le vote de l'euro numérique à Bruxelles est retardé, les travaux sur sa version pilote sont déjà enclenchés. Alors que l'appel à candidatures pour les PSP vient seulement de se terminer pour la Banque de France, la Banque d'Espagne avance avec le français Inetum. -
La Cour des Comptes prescrit des économies en urgence à la Sécurité sociale
En présentant leur rapport sur le financement de la protection sociale, les magistrats ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures d’économies pendant qu’il est encore temps. -
Face au choc agroalimentaire qui se prépare, l’Europe décide de soutenir ses agriculteurs
Un plan assurant les approvisionnements en engrais a été adopté par le Conseil européen, alors que la FAO prévoit une crise alimentaire dès cette année en Afrique et en Asie.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- La réplication synthétique dévoie la vocation du PEA
- L'Esma propose deux candidatures pour sa présidence
- Pierre Séquier (Exane AM) : «L'Europe germanophone constitue un objectif pour notre développement»
- Indépendance AM lance une part ETF sur son fonds Europe Mid
- L’essor de la gestion passive continue de soutenir l’industrie des indices en 2025
Contenu de nos partenaires
-
Ce qui nous attend« Avec l'IA, les entreprises vont avoir besoin de beaucoup d’experts à la croisée du juridique et de la tech »
Pour Vincent Huguet, cofondateur et CEO de Malt, le besoin de conformité à venir des entreprises pour satisfaire aux règlementations européennes va faire naître de nouveaux métiers, à l'image des délégués à la protection des données (DPO) lors du RGPD. -
InnovationNouvelles techniques de génétique végétale : les députés européens à l'heure des choix
Le cadre réglementaire européen pour les « nouvelles techniques génomiques » (NGT) de sélection variétale est entré dans sa dernière ligne droite, avec des oppositions farouches -
« C’est une capitulation » : la mise en garde de Bruno Retailleau au gouvernement sur l'immigration de travail
Interrogé par l’Opinion, le candidat des Républicains à la présidentielle dénonce la tentation de desserrer les critères de régularisation. « Comme d’habitude, le gouvernement risque de se coucher devant les injonctions de la gauche, accuse-t-il. Il ne cherche qu’une occasion d’ouvrir les vannes »