Les filiales de gestion des banques ont marqué le pas au deuxième trimestre
Les décollectes ont continué sur les fonds monétaires, partiellement compensées par les activités hors Europe. BNP Paribas a décroché
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Antoine Landrot
Les filiales de gestion des banques françaises ont connu des fortunes diverses au deuxième trimestre, après un premier trimestre porté par la hausse des marchés: elles n’ont pas pu compenser les sorties de capitaux subies par les fonds monétaires. Le désamour pour ces placements est une tendance lourde, alimentée par des mouvements saisonniers, comme le règlement des pensions et des dividendes en juin. Mais les gérants exposés aux marchés extra-européens ont mieux amorti la chute.
Ainsi, Natixis Global Asset Management accuse une décollecte de 4,5 milliards d’euros au deuxième trimestre dans le monétaire. Hors monétaire, il affiche une collecte nette de 2,4 milliards, grâce à sa présence aux Etats-Unis (+2,5 milliards de dollars chez Harris Associates et +1,8 milliard chez Loomis). Mais ces performances n’ont pu compenser les sorties des actifs monétaires, ni des effets de marché et de change négatifs: les actifs sous gestion ont reculé de 1,6% au deuxième trimestre (à 603 milliards d’euros).
Amundi, contrôlé à 75% par Crédit Agricole SA et à 25% par la Société Générale, a également souffert dans le monétaire. Le joint-venture indique que ces fonds sont la cause principale de la décollecte de 4,8 milliards enregistrée auprès de la clientèle institutionnelle et des distributeurs tiers et de 5,2 milliards provenant des réseaux en France (concurrencés par l’épargne de bilan commercialisée par les banques). Seuls l’épargne d’entreprise (+1,9 milliard) et les réseaux internationaux (+1,6 milliard) sont dans le vert. Au total, Amundi accuse donc une décollecte de 6,5 milliards –mais demeure le premier gérant français, avec 746 milliards d’euros d’encours.
Les bons résultats réalisés au cours du premier trimestre permettent à Amundi et à Natixis GAM de rester en territoire positif pour le semestre, respectivement à 4,5 et 6,8 milliards. En revanche, Dexia AM, dont la vente à GCS Capital a capoté fin juillet, a vécu l’inverse, avec une collecte nette positive au deuxième trimestre (à 1,47 milliard), mais une très légère décollecte depuis le début de l’année (-192 millions).
BNP Paribas demeure un cas à part. En décollecte continue depuis cinq trimestres, sa gestion a subi au deuxième trimestre une sortie équivalente à celle de l’année 2012 (19 milliards d’euros). Ses encours sont tombés à 375 milliards, contre 422 milliards à la fin du premier trimestre 2012 (-11%). Le plan d’action dévoilé à la présentation des comptes arrive à point nommé.
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