Les filiales de gestion des banques ont marqué le pas au deuxième trimestre
Les filiales de gestion des banques françaises ont connu des fortunes diverses au deuxième trimestre, après un premier trimestre porté par la hausse des marchés: elles n’ont pas pu compenser les sorties de capitaux subies par les fonds monétaires. Le désamour pour ces placements est une tendance lourde, alimentée par des mouvements saisonniers, comme le règlement des pensions et des dividendes en juin. Mais les gérants exposés aux marchés extra-européens ont mieux amorti la chute.
Ainsi, Natixis Global Asset Management accuse une décollecte de 4,5 milliards d’euros au deuxième trimestre dans le monétaire. Hors monétaire, il affiche une collecte nette de 2,4 milliards, grâce à sa présence aux Etats-Unis (+2,5 milliards de dollars chez Harris Associates et +1,8 milliard chez Loomis). Mais ces performances n’ont pu compenser les sorties des actifs monétaires, ni des effets de marché et de change négatifs: les actifs sous gestion ont reculé de 1,6% au deuxième trimestre (à 603 milliards d’euros).
Amundi, contrôlé à 75% par Crédit Agricole SA et à 25% par la Société Générale, a également souffert dans le monétaire. Le joint-venture indique que ces fonds sont la cause principale de la décollecte de 4,8 milliards enregistrée auprès de la clientèle institutionnelle et des distributeurs tiers et de 5,2 milliards provenant des réseaux en France (concurrencés par l’épargne de bilan commercialisée par les banques). Seuls l’épargne d’entreprise (+1,9 milliard) et les réseaux internationaux (+1,6 milliard) sont dans le vert. Au total, Amundi accuse donc une décollecte de 6,5 milliards –mais demeure le premier gérant français, avec 746 milliards d’euros d’encours.
Les bons résultats réalisés au cours du premier trimestre permettent à Amundi et à Natixis GAM de rester en territoire positif pour le semestre, respectivement à 4,5 et 6,8 milliards. En revanche, Dexia AM, dont la vente à GCS Capital a capoté fin juillet, a vécu l’inverse, avec une collecte nette positive au deuxième trimestre (à 1,47 milliard), mais une très légère décollecte depuis le début de l’année (-192 millions).
BNP Paribas demeure un cas à part. En décollecte continue depuis cinq trimestres, sa gestion a subi au deuxième trimestre une sortie équivalente à celle de l’année 2012 (19 milliards d’euros). Ses encours sont tombés à 375 milliards, contre 422 milliards à la fin du premier trimestre 2012 (-11%). Le plan d’action dévoilé à la présentation des comptes arrive à point nommé.
Plus d'articles du même thème
-
Le recul de l'activité s'atténue dans la zone euro en juin
L'indice PMI composite de la zone euro est remonté à 49,5 en juin, contre 48,5 en mai, selon les données provisoires publiées par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. Le repli de l'activité s'est en revanche accentué en Allemagne. -
Heineken opte pour une direction hors-les-murs pour tonifier ses ventes
Le brasseur nomme Rafael Oliveira, en tant que nouveau PDG. Avec le choix de ce profil externe, issu du secteur du café, le néerlandais espère trouver la bonne recette de sa relance commerciale. -
Un vent de consolidation souffle sur les marchés asiatiques
Avec un plongeon de près de 10 % avant la suspension des échanges, la Bourse de Séoul subit, à travers le Kospi, des prises de bénéfices massives sous l'effet de dégagements dans les semi-conducteurs, très en vue ces derniers mois avec la flambée de l'IA. A Wall Street, les futures sont mal orientés -
Derrière l'essor des obligations convertibles, une mutation profonde de la classe d'actifs
Ce compartiment est ainsi passé d'environ 350 milliards de dollars il y a quatre ans à plus de 620 milliards aujourd'hui, retrouvant des niveaux inédits depuis le début des années 2000, calcule Nicolas Crémieux, responsable des obligations convertibles chez Mirabaud Asset Management. La fièvre de l'IA y joue un rôle. Elle n'est pas le seul facteur. -
Tirées par l'électrique, les ventes de voitures neuves continuent à augmenter en Europe
Elles ont progressé de 3,2% en mai et grimpent de 4% depuis le début de l'année. Les motorisations hybrides et électriques progressent fortement tandis que les constructeurs chinois poursuivent leur percée. -
EXCLUSIFLe label ISR se réforme pour les fonds immobiliers
Quatre ans après le lancement de sa déclinaison pour les fonds immobiliers, le label Investissement Socialement Responsable se réforme. Le nouveau référentiel sera consultable par tous durant l'été avant sa présentation à Bercy. 170 fonds grand public sont aujourd'hui labellisés.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- Le chantier social prend du retard dans la fusion de BNP PAM et d'Axa IM
- L'AFG propose d'introduire une dose de capitalisation dans les retraites complémentaires du privé
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- La justice française rejette la restitution de retenues à la source sur dividendes pour des « pools » de fonds
- La Caisse des dépôts investit dans un fonds monétaire Ucits tokenisé
Contenu de nos partenaires
-
Oser : la dernière planche de salut des démocraties
Ciblée par Donald Trump, Giorgia Meloni a imposé une posture inédite en Europe, interrogeant notre capacité à riposter face aux autocrates -
Des rosés pour l'été
Alors que l'été commence sur un mode caniculaire, les rosés ont plus que jamais leur place parmi les vins à consommer avec modération. Alliant arômes fruités et fraîcheur, ces vins du sud sont en effet conçus pour être bus jeunes, frais ou même très frais. L'Opinion a sélectionné quelques cuvées parmi les plus agréables dans une gamme de prix élargie. -
Altrad : une enquête pour fraude fiscale ouverte, le siège du groupe perquisitionné
Le groupe montpelliérain Altrad fait l’objet d’une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée et blanchiment. Des perquisitions ont notamment été menées au siège de l’entreprise