Les Européens s’apprêtent à prolonger les sanctions contre la Russie
Les Européens ont fait un pas en direction de la prolongation des sanctions contre la Russie. Les chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis la semaine dernière ont déclaré qu’ils ne les lèveraient pas tant que les accords signés pour ramener la paix en Ukraine ne seraient pas respectés. «Le conseil européen s’est mis d’accord sur le fait que les mesures restrictives adoptées à l’encontre de la Fédération de Russie, le 31 juillet dernier, qui ont été renforcées le 8 septembre 2014, devraient être clairement liées à la mise en œuvre complète des accords de Minsk, gardant à l’esprit que celle-ci est seulement attendue le 31 décembre 2015», affirme le communiqué du Conseil. Et de condamner l’annexion par la Russie de la Crimée et de Sébastopol.
Les accords de Minsk ont été signés en février dernier. Ils prévoyaient outre la mise en œuvre immédiate d’un cessez-le-feu, le retrait des troupes étrangères et la mise en œuvre d’un contrôle de la frontière par le gouvernement Ukrainien dans toute la zone de conflit. Les sanctions adoptées en juillet dernier comportent un embargo sur les ventes d’armes et équipements militaires et empêchent les grandes banques russes d’accéder aux marchés de capitaux européens.
La semaine dernière, le ministre des Finances russe, Anton Siluanov s’est voulu rassurant sur les perspectives économiques du pays qui, en raison des sanctions et de la baisse des prix du pétrole, a failli tomber en récession l’année dernière et a connu sa pire crise monétaire depuis 1998. «Le pic négatif est derrière nous et nous voyons certains signes de stabilisation», a-t-il déclaré.
Au cours de l’année dernière, le rouble a perdu près de 40% face à l’euro. Il s’est apprécié de plus de 10% face à la monnaie unique depuis le début de l’année et traitait 0,0155 euro vendredi dernier. Pour tenter de contrer la crise, la banque centrale russe a augmenté le taux directeur jusqu’à 17% à la fin de l’année dernière, avant de l’abaisser deux fois cette année, jusqu’à 14% à la mi-mars. L’inflation ressortait cependant à 16,7% en février et les ventes au détail ont reculé de 7,7% après s’être déjà repliées de 4,5% le mois dernier. Le ministère des Finances russe s’attend à ce que le PIB se contracte de 3% en 2015. Les ventes au détail devraient reculer de 8,2% et l’investissement de 13,7%. Les salaires réels pourraient se replier de près de 10% et le revenu disponible de plus de 6 %.
Plus d'articles du même thème
-
Les dépréciations de goodwill du CAC 40 restent rares
En 2025, les entreprises de l’indice ont seulement enregistré 1,3 milliard d’euros de dépréciations, un niveau qui reste très bas. Le montant de goodwill poursuit sa légère décrue à 440 milliards d’euros. -
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus. -
Good Value for Money anticipe un taux moyen de 2,90% pour les fonds en euros en 2026
Dopés par la hausse des taux obligataires, les fonds en euros devraient offrir un rendement moyen proche de 3% en 2026 et creuser encore plus l'écart avec le Livret A. -
Les actions américaines sont préférées aux européennes pour la fin de l'année
Le S&P 500 pourrait grappiller 2,4% et les indices européens sont attendus au même niveau que fin juin, tandis que le Nikkei marquerait légèrement le pas.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Le Crédit Agricole lance son stablecoin en euro
- Le climat a trouvé sa mesure, la nature cherche encore son langage
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable