Selon les données d’iShares pour « L’Agefi », après un mois de juin difficile, les entrées nettes de capitaux ont été de 2,5 milliards d’euros
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Laure Closier
La tendance s’est inversée. Après les 2 milliards d’euros de flux sortants de juin, les ETF ont collecté 2,5 milliards d’euros en juillet. Alors que les flux sont repassés dans le vert, les amplitudes de variation sont quant à elle beaucoup moins fortes en juillet qu’au mois précédent.
Les actions européennes qui avaient plombé les flux en juin avec des sorties de près de 4 milliards d’euros, ont collecté 337 millions d’euros le mois dernier. Sur un an, 36 milliards d’euros ont été collectés et les encours sont actuellement de 190,5 milliards d’euros.
Les investisseurs européens n’ont cependant pas complètement retrouvé le goût du risque. Comme ce fut le cas sur la majorité de 2010, les marchés obligataires ont été le secteur qui a le plus attiré. Sur le mois de juillet, l’obligataire a compté pour plus de 35% de la collecte nette totale des ETF, alors que cette part représente 25% depuis le début de l’année. «Le segment qui a le plus drainé de flux concerne toujours les obligations d’Etat à court terme, depuis janvier elles représentent 31,5% des flux obligataires», explique iShares. Les produits liés à l’inflation en revanche sont délaissés par les investisseurs.
Les ETF actions internationales continuent eux d’être la source de la collecte la plus dynamique en juillet. Sur les 12 derniers mois les actions émergentes restent la principale source de capitaux. L’Inde mène la danse avec 470 millions d’euros collectés sur 12 mois, devant la Russie avec 408 millions d’euros.
Côté matières premières, les flux sur les produits de base ou agricoles ont représenté près du double de ceux de l’or, démontrant un changement dans l’usage des ETP par les investisseurs.
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