Les Etats-Unis se sont résolus à débloquer in extremis l’imbroglio budgétaire
Un accord bipartisan a été conclu hier au Sénat. Le président républicain de la Chambre et Barack Obama ont apporté leur soutien
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Antoine Duroyon
Washington en voie de surmonter l'impasse budgétaire. Photo: PHB
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Les marchés boursiers américains ont réagi positivement hier à l’annonce d’un accord sur le fil au Sénat visant à mettre fin à l’impasse budgétaire. L’indice Dow Jones a clôturé en hausse de 1,36%, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont respectivement gagné 1,41% et 1,19%. Cet accord de compromis bipartisan conclu au Sénat doit permettre de relever provisoirement le plafond de la dette.
Les sénateurs, d’abord, puis les représentants ont voté le texte dans la soirée, horaire de Washington, avec le soutien de la Maison Blanche. Selon son porte-parole Jay Carney, l’accord «rouvrira le gouvernement et supprimera la menace d’un précipice économique». Faute de mesure sur le plafond de la dette, le Trésor américain se voyait dans l’incapacité de contracter de nouveaux emprunts et d’honorer ses obligations dès la fin de cette journée de jeudi.
Le président républicain de la Chambre, John Boehner, a également marqué son approbation. «Bloquer l’accord bipartisan, conclu aujourd’hui par les membres du Sénat, cela ne constituera pas notre tactique», a-t-il expliqué dans un communiqué, tout en s’engageant à continuer à lutter contre la réforme du système de santé du président Obama.
Le cadre de l’accord négocié par les chefs des deux camps (le démocrate Harry Reid et le républicain Mitch McConnell) permet de financer les services fédéraux, aux niveaux de dépenses actuels, jusqu’au 15 janvier 2014 et prolonge la capacité d’emprunt du pays jusqu’au 7 février, ouvrant la voie à un autre round de négociations. Un comité ad hoc sera ainsi chargé de plancher d’ici au 13 décembre sur des solutions budgétaires à plus long terme, sous la direction de la sénatrice démocrate Patty Murray et du républicain Paul Ryan.
Le texte n’apporte pas de modifications importantes à la loi dite «Obamacare» de 2010, ce qui constitue une victoire pour le président américain. Il comprend toutefois un changement mineur réclamé par les élus républicains, à savoir de nouvelles procédures destinées à vérifier les revenus de personnes recevant une aide du gouvernement pour des frais médicaux. L’accord inclut par ailleurs des rappels de salaire pour tous les employés fédéraux mis au chômage technique durant cet épisode de «shutdown».
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