Les entreprises françaises ont une longueur d’avance dans l’utilisation du renminbi

Une étude menée par HSBC montre que 26% d’entre elles utilisent déjà la devise dans leurs échanges avec la Chine, contre 22% en moyenne dans le monde
Patrick Aussannaire

Les entreprises françaises sont à la pointe de l’utilisation du renminbi (RMB). Dans une étude publiée hier sur 1.304 entreprises internationales de toutes tailles sondées entre avril et mai et commerçant avec la Chine, HSBC estime que 26% des 100 sociétés françaises du panel déclarent déjà utiliser la devise chinoise, dont 20% de petite taille dégageant un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions de dollars, et 31% de taille plus importante.

La France détient ainsi la part la plus élevée parmi les sociétés hors Hong Kong et Taiwan, seules 23% des entreprises allemandes indiquant utiliser le RMB, 17% des américaines, 15% à Singapour et 14% au Royaume-Uni.

En outre, 63% des responsables d’entreprises français interrogés prévoient d’augmenter leurs activités avec la Chine continentale dans les 12 prochains mois, contre 55% aux Etats-Unis et 45% en Allemagne. La proportion grimpe à 86% au Royaume-Uni qui reste peu exposé au pays mais fait preuve d’une forte volonté politique récente d’y croître.

Les sociétés françaises n’ayant pas encore franchi le pas sont néanmoins actuellement en attente de plus de réformes, seules 8% d’entre elles prévoyant d’utiliser le RMB à l’avenir.

Elles restent d’ailleurs prudentes dans leurs prévisions, 3% anticipant une hausse de plus de 10% de leur activité en Chine d’ici un an, 21% une hausse de 5% à 10%, et un gros tiers une hausse de 5%. Elles sont moins prudentes que leurs concurrentes allemandes qui sont seulement 9% à anticiper une hausse supérieure à 5%, mais moins agressives que les sociétés britanniques dont la moitié anticipe une croissance supérieure à 10% et les deux tiers une hausse de plus de 5%.

Les sociétés qui utilisent déjà le renminbi le font à plus de 90% pour leurs activités d’import/export, mais également pour la gestion de leur cash à 38%. Les réformes mises en œuvre par Pékin leur permettent désormais de faire remonter une partie de leur trésorerie au sein de leur maison mère, notamment pour les plus importantes.

Globalement, les entreprises estiment que l’utilisation du renminbi dans leurs échanges avec la Chine leur permet d’accroître leurs activités, de réduire leurs risques et coûts de changes, de satisfaire aux exigences de leurs contreparties et d’obtenir ou d’offrir des prix plus compétitifs. Elles ont également entendu le message des autorités chinoises sur la fin de l’appréciation systématique du RMB, puisqu’elles ne sont que 35% à mettre ce motif en avant.

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