Les entreprises délaissent les tours de la Défense pour la périphérie
La demande pour l’immobilier de bureaux francilien poursuit sa baisse en août. Les sociétés privilégient les «campus»
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Krystèle Tachdjian
Les transactions de bureaux des grandes entreprises en Ile-de-France ont représenté un volume total de 2,197 millions de m² sur les 12 derniers à fin août contre 2,317 millions de m² à fin mai soit une baisse de 5%, selon les chiffres compilés par BNP Paribas Real Estate. Ces données viennent confirmer la chute de la demande pour l’immobilier de bureaux franciliens observée au deuxième trimestre. Avec 960.000 m² commercialisés au premier semestre, le marché a accusé un recul significatif de 18% du volume des transactions sur un an, selon un rapport semestriel publié par BNP Paribas Real Estate fin juillet. Sur le semestre, c’est le quartier de la Défense qui affiche la plus forte baisse (45% sur un an).
Les investisseurs délaissent les tours du quartier d’affaires pour s’implanter en périphérie sur ces nouvelles surfaces de bureaux baptisées «campus».
«Concernant le segment des grandes surfaces, la Défense reste toujours dans l’attente d’une reprise durable du marché. Contrairement à la période 2006-2009, où le secteur enregistrait des transactions de très grandes surfaces, (supérieures à 35.000 m²) aucune commercialisation de ce type n’a été recensée depuis plus de 3 ans», souligne BNP Paribas Real Estate.
Plusieurs facteurs expliquent cette faiblesse des volumes depuis 2010: les recherches d’économies accrues des grandes entreprises, et la prise de distance avec le modèle IGH (immeuble grande hauteur). Les sociétés préfèrent se repositionner en périphérie sur des ensembles moins coûteux qui intègrent davantage les critères environnementaux. SFR a ainsi quitté la défense pour Saint-Denis. De son côté, Carrefour a choisi Massy pour son siège mondial, tandis que Thales s’est implanté à Genevilliers en août.
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