Les enjeux de la montée en puissance des institutions financières non bancaires
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LC, Agefi.fr
Le FMI prend part au débat sur la compétitivité. Photo: PHB/Agefi
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La montée en puissance des institutions financières non bancaires rend-elle la politique monétaire moins efficace ? Le rapport 2016 du Fonds monétaire international (FMI) sur la stabilité financière dans le monde (GFSR), publié le 30 septembre, soulève cette question clé dans le contexte de banques centrales hyperactives un peu partout dans le monde.
«La structure des marchés financiers a considérablement changé. L’innovation financière en cours, la réduction des bilans des banques depuis la crise financière, les transformations des business modèles et le renforcement de la régulation ont contribué à une transition du prêt bancaire vers l'émission obligataire», souligne le rapport. Le rôle des compagnies d’assurance, des fonds de pension et des gérants d’actifs s’est affirmé, au détriment des banques, dont la fonction de crédit est le canal tranditionnel des politiques monétaires.
Aux Etats-Unis ces institutions financières non bancaires assument une part importante de l’intermédiation financière depuis des années. Mais en Europe, elles sont devenues depuis la crise «significativement plus importantes», de même que dans certaines économies émergentes, souligne le FMI.
Proposant des éléments de réponse à sa question de départ, le FMI souligne qu’ «en théorie, les institutions non bancaires peuvent soit affaiblir soit amplifier la transmission de la politique monétaire». D’une part, ces institutions peuvent être en mesure d’octroyer des prêts en lieu et place des banques si le coût de financement n’est pas aussi affecté que celui des banques par les changements dans la politique monétaire, ou si elles ne sont pas soumises aux mêmes contraintes réglementaires qu’elles, affaiblissant potentiellement la transmission de cette politique. Et d’autre part, ces institutions peuvent aussi amplifier la transmission si leur appétit pour le risque est plus sensible aux changements de politique monétaire.
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