Les émissions de «covered bonds» repartent de l’avant
Après une forte baisse des émissions d’obligations sécurisées adossées à des actifs au premier trimestre 2013, le marché des «covered bonds» est reparti de l’avant en avril en Europe. Selon un bilan établi par Natixis, le volume d’émissions de «covered bonds» a chuté de 45% sur les trois premiers mois de l’année sur un an, et de 69% par rapport à la même période de 2011.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce coup de froid. L’offre a été pénalisée par les politiques de «deleveraging» (réduction de la taille du bilan) menées par les banques qui produisent moins de prêts. D’autre part, les opérations de prêts à long terme (LTRO) de la Banque centrale européenne ont pu jouer en défaveur des obligations sécurisées.
Ce marché reste cependant important pour les banques qui souhaitent diversifier leurs sources de financement. «L’activité du marché primaire des covered bonds a repris en avril 2013. En effet, avec 14 transactions dans 8 pays, l’émission totale en avril atteint 10,1 milliards d’euros (soit une hausse de 66% par rapport à avril 2012)», souligne Natixis.
Le rebond a été alimenté par le retour en force des émetteurs des pays cœur de l’Europe tout particulièrement les émetteurs français, allemands et nordiques. Swedbank a récemment émis une obligation sécurisée pour un 1 milliard d’euros à maturité 7 ans. Un autre émetteur suédois, LF Hypotek est revenu sur le marché des obligations sécurisées après deux ans d’absence en levant pour 500 millions d’euros fin avril.
Dans le même temps, la banque espagnole Bankinter a rouvert fin avril le marché pour les périphériques avec un abondement de 500 millions d’euros sur des obligations sécurisées à maturité 2016 lancées en janvier. Sans surprise, les émissions d’obligations sécurisées françaises ont dominé le marché primaire depuis le début de l’année, suivies des Pfandbriefe allemands, et les obligations espagnoles dites «cédulas hipotecarias».
Du côté des investisseurs, ces derniers semblent de plus en plus enclins à acheter des covered bonds notés en dessous de AAA comme le souligne la dernière étude publiée par Fitch le 25 avril. Ce phénomène s’explique par le fait que la part de titres AAA décline. La notation maximale représentait 62% des obligations sécurisées notées par Fitch à fin 2012 contre 93% à fin 2006.
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